Dans le collimateur de la politique anti-immigration de l’administration Trump se trouvent non seulement les sans-papiers latino-américains, mais aussi les communautés asiatiques. Plus de 8 000 Vietnamiens ont été arrêtés, et près d’un millier expulsés vers un pays que certains n’avaient pas vu depuis des décennies, nous explique Chi Phuong Nguyen de la rédaction vietnamienne de RFI.
Les expulsions provoquent des drames familiaux et suscitent une vive émotion, notamment chez les proches, souvent laissés sans nouvelles. Beaucoup de ces personnes faisaient partie des réfugiés de l’après-guerre du Vietnam, jusqu’ici protégés par un accord bilatéral empêchant leur expulsion. Sa remise en cause par l’administration Trump est perçue comme une trahison par de nombreuses ONG. Ce durcissement intervient alors même qu’une partie importante de la diaspora vietnamienne soutient Donald Trump, notamment pour ses positions anti-communistes. Beaucoup minimisent les expulsions, estimant qu’elles ne concernent que des criminels. Mais cette perception est aussi alimentée par la désinformation et la barrière linguistique. Une fracture générationnelle apparaît : les jeunes Américains d’origine vietnamienne contestent davantage ces politiques et se mobilisent pour défendre les membres les plus vulnérables de leur communauté.
Un an de Vectus Global en Haïti : un bilan mitigé et un contrat toujours tenu secret
Le 1er mars 2025, les habitants de Port-au-Prince entendaient pour la première fois les détonations de drones explosifs opérés par des mercenaires de Vectus Global, société fondée par l’Américain Erik Prince, ancien patron de Blackwater. Un peu plus d’un an après, les organisations de défense des droits humains dressent un bilan mitigé de la présence des mercenaires et pointent l’opacité du contrat qui lie Vectus Global à l’État haïtien, explique Justine Fontaine.
Au Honduras, le dérèglement climatique perturbe la semaine sainte
C’est comme cela que les catholiques appellent la semaine qui précède Pâques. La fête marque la résurrection du Christ, et dans les jours précédents, il est d’usage pour les fidèles de manger du poisson. Problème : le poisson commence à manquer dans ce pays bordé par l’océan Pacifique et par la mer des Caraïbes. La biodiversité dans le golfe de Fonseca est menacée. Un reportage de notre correspondante Marie Griffon.
Journal de la 1ère
Des prévisions météorologiques inquiétantes pour la Guadeloupe