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Après le choléra de la MINUSTAH, les viols documentés des MSS… que viennent faire les Tchadiens de la FRG en Haïti, applaudis par Fils-Aimé ?

today2026-04-04

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Alors que CNN, se fondant sur un rapport de l’United Nations, rend publiques de nouvelles accusations d’abus sexuels impliquant des membres de la mission internationale en Haïti, le Premier ministre de doublure Alix Didier Fils-Aimé adopte une posture pour le moins préoccupante. Dans un communiqué officiel, il souligne que la force est « déployée à la demande du gouvernement haïtien » et autorisée par le Conseil de sécurité des Nations Unies, précisant qu’elle appuiera les autorités nationales dans la conduite d’opérations ciblées contre les groupes armés, la sécurisation des axes stratégiques et des infrastructures essentielles, ainsi que la protection des populations civiles, dans le respect des droits de l’homme et de l’État de droit. Cette mise en avant institutionnelle contraste avec l’absence de condamnation explicite des faits documentés, révélant un décalage manifeste entre les engagements proclamés et la gravité des violations rapportées.

Selon un rapport des Nations Unies relayé par United Nations, quatre cas d’exploitation et d’abus sexuels ont été établis au sein de la mission MSS. Trois victimes seraient des mineures, dont une enfant de 12 ans. Les investigations menées par le Haut-Commissariat aux droits de l’homme concluent à la matérialité des faits. Le juriste onusien William O’Neill insiste sur la nécessité de poursuites judiciaires effectives, accompagnées de transparence et de réparation pour les victimes. Toutefois, la mission concernée, non placée sous supervision directe des Nations Unies, renvoie les procédures à ses propres mécanismes internes, ce qui entretient une incertitude quant à l’effectivité des sanctions.

L’histoire contemporaine d’Haïti révèle une continuité préoccupante. La mission MINUSTAH avait déjà laissé une empreinte durable, marquée notamment par l’introduction du choléra en 2010 et par plusieurs scandales d’exploitation sexuelle. La mission MSS, soutenue notamment par le Kenya, s’inscrit dans une trajectoire similaire, avec des faits rapportés de violences ayant conduit à des grossesses forcées. La question de la responsabilité politique reste posée pour Ariel Henry, initiateur de la demande d’assistance militaire internationale en 2022, dès lors que les conséquences humaines de cette intervention « d’une force robuste » apparaissent aujourd’hui documentées.

L’arrivée cette semaine de troupes tchadiennes au sein de la Force de Répression des Gangs intervient dans un environnement institutionnel fragile où la justice peine à établir son autorité. Aucun dispositif public détaillé n’a été communiqué quant aux mécanismes de contrôle, de reddition de comptes ou de protection des civils. Dans un contexte marqué par une emprise territoriale persistante des groupes armés, la multiplication d’acteurs étrangers, sans encadrement juridictionnel explicite, risque d’accentuer les vulnérabilités existantes plutôt que d’y remédier.

La société haïtienne affronte une tension structurelle entre la nécessité d’un appui sécuritaire extérieur et la protection de son intégrité sociale. La répétition d’atteintes graves, du choléra aux abus sexuels, alimente une mémoire collective marquée par la défiance. L’absen

Une incertitude majeure s’impose : les contingents tchadiens intégrés à la Force de Répression des Gangs disposeront-ils des moyens opérationnels et de la volonté politique nécessaires pour neutraliser les vingt-six chefs de gangs terroristes identifiés comme principaux vecteurs de violence ? Les axes routiers nationaux, aujourd’hui fragmentés, sous contrôle armé et ponctués de postes de péage informels, pourront-ils être durablement sécurisés ? L’Aéroport international Toussaint Louverture sera-t-il effectivement rouvert au trafic international, condition préalable à toute reprise économique et institutionnelle ? Autant d’interrogations qui renvoient à l’effectivité réelle de cette nouvelle phase d’intervention sécuritaire.ce d’une réponse publique rigoureuse renforce l’impression d’une souveraineté exercée sous contrainte, où la délégation de la sécurité ne s’accompagne pas d’un contrôle effectif des acteurs engagés.

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