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Par Reynoldson Mompoint
Port-au-Prince, le 15 janvier 2026
Il y a des décisions militaires qui parlent plus fort que des communiqués diplomatiques. Et il y a des silences qui résonnent comme des déclarations de guerre. À la demande du Danemark, la France a décidé de participer aux exercices militaires conjoints organisés au Groenland, sous le nom évocateur d’Opération Endurance Arctique.
Les premiers éléments militaires français sont déjà en route. D’autres suivront. Ce n’est pas un entraînement banal. Ce n’est pas un simple geste de solidarité nordique. C’est un message. Un message froid. Polaire. Calculé. Car le Groenland n’est plus une terre lointaine perdue dans les glaces. Le Groenland est devenu un mot-clé stratégique. Une obsession. Une ligne rouge.
Trump et le Groenland : de la provocation à la doctrine
Donald Trump n’a jamais fait dans la nuance. Mais lorsqu’il parle du Groenland, il ne s’agit plus seulement d’une boutade impérialiste ou d’un caprice géopolitique. Sur Truth Social, comme dans ses déclarations publiques, l’ancien – et redevenu – président américain a laissé entendre que le Groenland était une nécessité stratégique pour les États-Unis. Un territoire « vital ». Un espace que Washington ne peut laisser à d’autres puissances. Trump parle comme on parle d’un actif. D’un bien à acquérir. D’un verrou à contrôler.
Il ne parle pas de souveraineté danoise. Encore moins du droit international. Il parle de puissance. De projection. De domination arctique. Quand Trump dit : « Nous avons besoin du Groenland », il faut comprendre : « Nous ne négocierons pas éternellement. »
Le Danemark appelle, la France répond
Face à cette rhétorique de plus en plus décomplexée, le Danemark a choisi de ne pas rester seul. Et c’est là que l’histoire s’accélère. L’appel à la France n’est pas anodin. Paris n’est pas un figurant de l’OTAN. Paris est une puissance militaire autonome, dotée d’une dissuasion nucléaire, d’une diplomatie parfois dissonante avec Washington, et d’une tradition gaullienne de souveraineté stratégique. En envoyant des troupes au Groenland, la France ne participe pas à un exercice : elle entre dans le théâtre. C’est un signal adressé à Trump, mais aussi à l’ensemble du système international : le Groenland n’est pas un terrain de jeu électoral américain.
L’OTAN prise au piège de son propre paradoxe
Voici le nœud du problème :
l’OTAN est censée être une alliance défensive. Mais que se passe-t-il lorsque la principale puissance de l’OTAN adopte une posture ouvertement prédatrice envers le territoire d’un allié ? Trump ne menace pas un ennemi de l’OTAN. Il menace un membre indirectement protégé par l’OTAN. C’est un séisme doctrinal. Si les États-Unis revendiquent le Groenland, qui l’OTAN doit-elle défendre ? Copenhague ? Ou Washington ? La participation française aux exercices danois est donc aussi une manière de forcer l’OTAN à regarder sa propre contradiction en face. Une alliance ne peut survivre si son pilier principal se comporte comme un empire sans garde-fous.
Guerre déclarée ? Pas encore. Guerre annoncée ? Peut-être. Soyons clairs : il n’y a pas encore de chars américains sur la banquise. Pas encore de missiles braqués entre alliés. Pas encore de déclaration officielle de guerre. Mais il y a mieux que cela : il y a des actes militaires préventifs, des exercices de dissuasion, des alignements stratégiques, des messages codés. Dans le langage des puissances, l’Opération Endurance Arctique signifie une chose simple : « Nous avons compris. Et nous sommes prêts. » Trump parle sur Truth Social. La France répond avec des soldats.
Le monde entre dans une nouvelle zone de turbulence
Ce qui se joue au Groenland dépasse largement l’Arctique.
C’est la fin du consensus occidental. C’est l’effritement de l’idée que les alliés partagent automatiquement les mêmes intérêts. C’est le retour brutal de la loi du plus fort, même entre partenaires historiques.
Et pendant que les grandes puissances déplacent leurs pions sur la glace, des pays comme Haïti, toujours absents des tables où se décide le monde, continuent d’en subir les conséquences sans jamais être consultés. Le Groenland n’est pas qu’un territoire gelé. C’est un miroir.
Un miroir d’un monde où la force revient dicter le droit,
où les alliances deviennent conditionnelles, où la guerre ne se déclare plus : elle se prépare, à visage découvert.
Reynoldson Mompoint | Avocat | Communicateur Social | Journaliste
WhatsApp +50937186284
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