EN RÉPONSE À L’INGÉNIEUR JACQUES FRITZ DESDUNES : POUR L’HAÏTIEN, QUE VEUT DIRE LE BIEN COMMUN ?
Pour l’Haïtien, le bien commun est à la fois un héritage de notre passé glorieux et un idéal à réinventer dans notre présent tourmenté.
Cette notion puise ses racines dans les valeurs fondatrices de notre histoire. La solidarité, la résilience et l’effort collectif qui ont conduit à notre indépendance en 1804 incarnent l’essence même du bien commun. Cet acte héroïque, unique dans l’histoire de l’humanité, est le témoignage d’une quête commune pour la liberté et la dignité.
Le bien commun s’exprimait également dans les pratiques ancestrales de “konbit”, où chaque individu contribuait volontairement à l’effort collectif, convaincu que le progrès de la communauté bénéficiait à tous. Il représentait l’idée que la prospérité et la liberté de chacun étaient inséparables de celles de toute la nation.
Cependant, au fil du temps, cette vision s’est effritée sous le poids des fléaux qui affligent notre société : un individualisme exacerbé, une mauvaise gouvernance, une corruption endémique, une précarité économique, une instabilité chronique et une insécurité omniprésente. Ces dérives ont brouillé la compréhension et la pratique du bien commun, le reléguant à une idée souvent abstraite ou inaccessible dans un contexte où les intérêts personnels priment trop souvent sur l’intérêt général.
Et pourtant, le bien commun reste une aspiration fondamentale. Il nous rappelle notre capacité à nous unir autour d’un projet collectif, à raviver cet esprit d’entraide et de partage qui a permis à nos ancêtres de relever des défis apparemment insurmontables.
Aujourd’hui, le bien commun exige de nous une refondation :
• Refonder nos valeurs pour les ancrer dans une éthique de justice, de transparence et de solidarité.
• Refonder nos institutions pour les rendre dignes de confiance et au service de l’intérêt général.
• Refonder notre engagement collectif pour faire de chaque citoyen et de chaque citoyenne des acteurs et actrices du progrès commun, mais aussi des bénéficiaires à part entière.
La doctrine ABC (Agir pour le Bien Commun) s’inscrit dans cette dynamique. Elle propose de replacer cette vision au centre de nos préoccupations et de nos actions, en mobilisant nos forces humaines, intellectuelles et spirituelles autour d’une démarche collective et durable.
Le bien commun, pour l’Haïtien, doit redevenir ce lien sacré qui transcende les divisions, ce flambeau qui éclaire notre route vers un avenir de prospérité, de paix et de réconciliation. Il ne s’agit pas seulement de réparer, mais de bâtir une société résiliente et équitable, inspirée par les leçons de notre passé glorieux et tournée résolument vers un avenir meilleur.
En somme, le bien commun est la pierre angulaire d’une société équilibrée, où l’intérêt collectif enrichit et soutient les aspirations de chacun. C’est une vision partagée qui appelle à l’unité, à la solidarité et à la responsabilité collective.
Ensemble, faisons du bien commun notre boussole, notre moteur et notre engagement quotidien.
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