Au Venezuela, plus d’une semaine après le double séisme, un homme a été retiré vivant des décombres ce jeudi (2 juillet 2026). Un véritable miracle, alors qu’il y a de moins en moins d’espoir de signes de vie après ce drame qui a fait plus de 2 500 morts et des dizaines de milliers de disparus dans le nord du pays. À ce bilan, il faut ajouter les déplacés qui ont tout perdu. Certains se sont réfugiés dans un stade de La Guaira où se sont rendus nos envoyés spéciaux, Mélissa Barra et Jad El Khoury. L’une des priorités des organisations humanitaires est d’apporter un soutien psychologique aux enfants.
La colère gronde toujours au sein de la population, explique, pour sa part, Alice Campaignolle, correspondante de RFI à Caracas. Beaucoup considèrent le gouvernement responsable du retard des secours et de la gestion chaotique de la crise. Dans la zone la plus touchée, « les altercations entre survivants et forces de l’ordre se multiplient, les habitants trouvent que les fonctionnaires de police ou les militaires n’en font pas assez, qu’ils devraient être comme eux, sur les décombres, à chercher des survivants ou bien maintenant à extraire les corps », raconte la journaliste. Une colère qui se double d’une grande méfiance envers Delcy Rodriguez, héritière de Nicolas Maduro. Avant ce drame, beaucoup de Vénézuéliens réclamaient des élections libres. Les habitants veulent changer de gouvernement, notamment à cause de la corruption qui ronge tous les services de l’État. Aujourd’hui, une bonne partie de la population refuse de remettre des dons « à des fonctionnaires de peur qu’ils ne soient pas volés. Les gens n’acceptent pas non plus que la police les empêche de circuler sur la zone sinistrée, convaincus que c’est pour cacher quelque chose. Des mesures qui sont parfois importantes pour la sécurité, se retrouvent questionnées, à cause de cette cassure entre le peuple vénézuélien et ses dirigeants et les forces de l’ordre », analyse Alice Campaignolle.
En Colombie, une transition houleuse
La Colombie connaît actuellement une période politique tendue. Le nouveau président d’extrême droite, le millionnaire Abelardo de la Espriella élu le 21 juin 2026 ne prendra ses fonctions que le 7 août. D’ici là, son équipe et l’exécutif sortant sont engagés dans un processus de transition compliquée. Les deux camps multiplient les attaques et les déclarations tonitruantes, nous explique Marine de La Moissonnière du service international de RFI.
Haïti : la ville de Marchand-Dessalines sous l’emprise de Kokorat san Ras depuis deux mois
Depuis leur installation dans cette ville historique du département de l’Artibonite, les membres du gang Kokorat san Ras imposent leur loi. En mai 2026, après la démolition du commissariat de la commune, ils sont devenus les seuls maîtres des lieux. Prise en otage, la population tente désormais de survivre entre peur, silence et manque de protection. Un reportage de Ronel Paul.
Le journal de la 1ère
À la Une : le Plan Sargasses 3.