Le Venezuela vient de toucher un premier chèque en dollars de la part des États-Unis, en échange de la vente de son pétrole. Delcy Rodriguez s’en est félicitée mardi 20 janvier 2026, sur la télévision vénézuélienne : « Sur les premiers 500 millions de dollars, on a déjà encaissé 300 millions. Cela servira à soutenir les revenus de nos travailleurs et travailleuses, à protéger le pouvoir d’achat des travailleurs et des travailleuses du Venezuela. »
Une partie de cet argent viendra aussi soutenir la monnaie nationale sur le marché des changes. Le pays a cruellement besoin de ces devises car « le bolivar est très affaibli face au dollar et il y a un risque de retour de l’hyperinflation », explique Thomas Posado, maître de conférences à l’Université de Rouen et spécialiste du Venezuela.
Mardi 20 janvier 2026, les États-Unis ont arraisonné un nouveau pétrolier dans les Caraïbes. Depuis le mois de décembre, l’administration Trump dit vouloir en finir avec la « flotte fantôme », ces bateaux qui malgré les sanctions, permettaient au Venezuela d’exporter près de 70% de son pétrole vers la Chine. Homayoun Falakshahi, responsable de l’analyse pétrole chez Kpler, qui suit les déplacements des navires pétroliers, constate que les envois d’or noir vers les États-Unis ont doublé. Le pays latino-américain devrait tout de même continuer à fournir la Chine pour rembourser en nature ses dettes auprès de Pékin. Enfin, la Maison Blanche a également autorisé deux grands négociants internationaux en matières premières à commercialiser le pétrole vénézuélien, malgré les sanctions toujours en vigueur. Les retombées pour les Vénézuéliens sont, toutefois, encore très incertaines. La pauvreté reste extrêmement élevée dans le pays.
José Antonio Kast nomme son gouvernement
Au Chili, José Antonio Kast a présenté son gouvernement. Le président d’extrême droite qui prendra ses fonctions le 11 mars, a nommé deux anciens avocats d’Augusto Pinochet à des postes-clé : la Justice et les Droits humains pour Fernando Rabat et la Défense pour Fernando Barros « l’un des avocats les plus puissants du pays, selon certains. Le meilleur fiscaliste du Chili, pour d’autres », écrit La Tercera. Son CV est impressionnant, poursuit le quotidien. Outre sa carrière d’avocat, l’homme de 68 ans a aussi occupé de nombreux postes dans des entreprises, a été le conseiller juridique de l’ancien président Sebastian Pinera pour la gestion de ses affaires. Et surtout en 1998, il prend une année sabbatique. Mais les vacances en Europe sont vite oubliées, raconte La Tercera. Augusto Pinochet est arrêté à Londres ; Fernando Barros devient son porte-parole et son avocat. En 2005, il défendra le dictateur accusé de fraude fiscale dans l’affaire Riggs, aux côtés de Fernando Rabat. Fernando Rabat qui « fait aujourd’hui partie du cabinet qui assurait historiquement la défense » d’Augusto Pinochet, pointe El Mostrador pour qui le positionnement idéologique du nouveau ministre de la Justice et des Droits humains est clair : c’est un représentant de la droite la plus dure du monde juridique.
Mais Fernando Rabat, comme la majorité des autres membres du nouveau gouvernement, n’appartient à aucun parti politique. El Mercurio a fait le décompte et sur 24 ministres, 16 sont indépendants, ne sont affiliés à aucun parti. C’est un gouvernement technique, estime le journal. Ils sont indépendants mais ils ne sont pas neutres, souligne El Mostrador. Si la plupart des ministres n’ont pas pris leur carte dans un parti, « leurs parcours, leurs réseaux et leurs liens disent clairement quelles sont leurs positions politiques et économiques », poursuit le quotidien. En composant son équipe, José Antonio Kast a souhaité « donner des gages aux marchés et aux milieux d’affaires ». Mais les huit partis politiques qui l’ont soutenu pendant la présidentielle, le prennent mal, souligne la presse chilienne. Le mot « malestar » revient dans beaucoup d’articles. Pour El Mostrador, le risque pour le président, c’est d’être fragilisé politiquement et de ne pas pouvoir gouverner, d’autant qu’il a peut-être perdu un allié. Aucun membre du Parti national libertarien de Johannes Kaiser n’a fait son entrée au gouvernement. Du coup, son attitude au Congrès et ses liens avec l’exécutif interrogent, soulignent plusieurs journaux chiliens.
Le Canada se prépare à une invasion militaire étasunienne
L’armée canadienne a imaginé des scénarios et comment y faire face. C’est ce qu’ont raconté deux sources gouvernementales au Globe and Mail. En cas d’offensive depuis le sud, les forces américaines seraient en mesure de neutraliser les principales positions stratégiques canadiennes sur terre et en mer en moins d’une semaine, voire en seulement deux jours. En cause : le faible nombre de soldats canadiens et le manque d’équipements sophistiqués, explique le journal. L’armée prévoit, donc, une riposte de type insurrectionnel, « avec des embuscades, des sabotages, des attaques par drone ». Une stratégie semblable à celle des talibans en Afghanistan, précise encore le Globe and Mail.
Pour l’heure, une invasion américaine semble très peu probable. Le gouvernement canadien n’y croit pas, indique le quotidien. Pas plus que de nombreux experts consultés par le journal. Certains d’entre eux estiment, malgré tout, que le Canada doit, sans tarder, investir davantage dans sa défense.
Le journal de la 1ère
La compagnie Air Antilles est en cessation de paiement.