Nairobi, 7 juillet 2025 — Une nouvelle journée de mobilisation nationale a été violemment réprimée au Kenya, où au moins dix personnes ont perdu la vie lors des manifestations organisées à l’occasion du Saba Saba Day, selon un communiqué de la Kenya National Commission on Human Rights (KNCHR). À travers dix-sept comtés, l’organisme public a recensé également vingt-neuf blessés et plusieurs centaines d’arrestations, sans qu’aucune information officielle ne vienne préciser les circonstances exactes de ces violences.
Les tensions ont culminé dans les périphéries de Nairobi, où les forces de l’ordre avaient été déployées massivement pour contenir les cortèges antigouvernementaux. Le centre de la capitale est resté pratiquement désert, quadrillé par les forces de sécurité. Selon le KNCHR, certains agents de police auraient opéré en collusion avec des bandes criminelles pour dissuader la population de participer aux mobilisations, une accusation grave qui fait écho à une longue tradition de répression politique au Kenya.
Le Saba Saba Day, ou « Sept-Sept », est une date hautement symbolique dans l’histoire politique kényane. Elle commémore le soulèvement populaire du 7 juillet 1990 contre le régime autoritaire du président Daniel arap Moi, et marque la lutte pour le retour au multipartisme. Trente-cinq ans plus tard, les manifestations demeurent un acte de résistance politique majeur, désormais orienté contre la vie chère, les inégalités et les restrictions aux libertés civiles.
Cette nouvelle flambée de violence soulève des inquiétudes quant à la dérive sécuritaire du gouvernement actuel. Alors que le droit de manifester pacifiquement est reconnu par la Constitution kényane (article 37), l’usage disproportionné de la force et les accusations de complicité entre police et groupes armés appellent à une enquête indépendante, dans le respect des standards de l’État de droit.
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