Au Pérou, le premier tour de la présidentielle ne s’est pas du tout déroulé comme prévu ce dimanche 12 avril 2026. Beaucoup de bureaux n’ayant pas reçu le matériel nécessaire, ont ouvert en retard ou pas du tout, comme le raconte notre correspondant à Lima, Martin Chabal. « 211 bureaux de vote n’ont pas ouvert, ce qui représente près de 63 000 électeurs. » Des Péruviens qui n’ont reçu aucune explication et qui ont la possibilité de déposer leur bulletin dans l’urne ce lundi.
Exceptionnellement, les bureaux concernés vont ouvrir leurs portes pour la journée.
Il va donc falloir attendre encore avant d’avoir les résultats définitifs. Des premières tendances ont été diffusées hier (12 avril) avant qu’on ne sache que l’élection se poursuivrait ce lundi. Selon les deux instituts de sondage qui ont publié les résultats à la sortie des urnes, Keiko Fujimori serait qualifiée pour le deuxième tour. « Elle participe à sa quatrième élection présidentielle et a toujours atteint le second tour », explique Martin Chabal. « C’est une candidate de droite autoritaire, qui se revendique de son père, Alberto Fujimori, président du Pérou et condamné pour crimes contre l’humanité pour son passage au pouvoir. Un héritage qui lui a toujours coûté la victoire au second tour, car un grand nombre d’électeurs la rejettent. »
En face, ils sont quatre à espérer participer au second tour. Rafael Lopez Aliaga, l’ancien maire de Lima et candidat d’extrême droite ; le candidat de gauche Roberto Sanchez ; Ricardo Belmont, 80 ans, qui s’était déjà présenté à la présidentielle en 95 et il a été maire de Lima au début des années 90 ; et Jorge Nieto, ministre de la Culture et de la Défense entre 2016 et 2018. « Il est fort probable que les candidats qui n’accèderont pas au second tour contesteront les résultats, tant le scrutin s’est déroulé dans des conditions chaotiques », estime Martin Chabal.
Haïti : les conséquences de la hausse du prix du pétrole
En Haïti, le calvaire des citoyens ne cesse de s’aggraver. À côté de l’insécurité alimentaire, de la violence des gangs armés, du chômage et de l’inflation, les citoyens doivent désormais également faire face à la hausse des prix du carburant sur le marché local, conséquence de la guerre au Moyen-Orient. Une décision du gouvernement, prise la semaine dernière, a aussi entraîné une révision à la hausse des prix de l’essence, ce que dénoncent des chauffeurs de taxi, des motards et de simples citoyens, qui estiment que cette mesure va aggraver une situation déjà précaire. Des économistes, à l’image d’Énomy Germain, alertent également sur les conséquences de cette décision, qu’ils jugent potentiellement catastrophique pour le pays, estimant que les réalités socio-économiques n’ont pas été suffisamment prises en compte. C’est un reportage de notre correspondant Peterson Luxama, depuis Port-au-Prince.
Passe d’armes entre Donald Trump et le pape
« Je ne suis un grand fan du pape Léon XIV », a déclaré le président américain ce dimanche, en réaction à des propos tenus la veille par le pape Léon XIV lors d’une veillée de prière pour la paix à la basilique Saint-Pierre, au Vatican. « Assez de l’idolâtrie du moi et de l’argent ! Assez des démonstrations de force ! Assez de guerre ! (…) Il est temps de faire la paix ! Asseyez-vous à la table du dialogue et de la médiation, et non à la table où se planifie le réarmement et où se décident des actions meurtrières ! », s’est exclamé le souverain pontife. Des propos certes virulents, mais pas nouveau sur le fond qui ont énervé le président américain qui déteste qu’on ne soit pas d’accord avec lui. Les précisions de Marine de La Moissonnière.
Le journal de la 1ère
Les premiers patients sont accueillis ce lundi, dans le nouveau Centre hospitalier de Guadeloupe qui ouvre ses portes après sept années de travaux.