Une journée « ville morte » ce vendredi (23 janvier 2026) dans le Minnesota. Les habitants sont appelés à rester chez eux pour protester contre la présence d’ICE, la police de l’immigration.
La colère ne retombe pas dans cette ville du Minnesota, alors que le vice-président américain JD Vance s’y est rendu hier jeudi (22 janvier 2026). Il a appelé à « faire retomber la température », après s’être entretenu avec plusieurs agents d’ICE, mais aussi des entrepreneurs. Les opérations de la police de l’immigration ainsi que les manifestations qui secouent la ville commencent à avoir de sérieux impacts sur l’économie locale. Nous en avons parlé avec Mike Logan, le directeur de la Chambre régionale de commerce de Minneapolis.
JD Vance plus conciliant
Les journaux, de leur côté, reviennent ce matin sur le discours du vice-président JD Vance à Minnesota. Pour le magazine Politico, JD Vance adopte un ton plus conciliant face au malaise croissant autour des méthodes de l’ICE. Le vice-président a prôné l’empathie à l’égard des manifestants et reconnu que les policiers de l’ICE pouvaient commettre des erreurs. Selon lui, l’essentiel des tensions et des affrontements découlerait de malentendus qui pourraient être dissipés si les élus locaux — et leurs forces de police — coopéraient avec le gouvernement fédéral. JD Vance a reconnu aussi que les vidéos circulant sur les réseaux sociaux pouvaient inquiéter de nombreux Américains, tout en soulignant qu’elles ne racontaient souvent pas toute l’histoire. D’après Politico, le déplacement de JD Vance à Minneapolis intervient au moment où les républicains peinent à s’accorder sur un message clair pour expliquer les méthodes de l’ICE à une opinion publique qui est de plus en plus anxieuse face à la présence d’agents fédéraux armés qui patrouillent dans les quartiers. Dans une interview au journal conservateur Washington Examiner, JD Vance a déclaré que l’administration Trump sanctionnera policiers qui commettent des erreurs dans l’exercice de leurs fonctions, mais seulement lorsque ces sanctions seront jugées « justifiées ». Jusqu’à présent, en tout cas, la mort de Renee Good, tué par un agent de l’ICE il y a presque 3 semaines, n’a fait objet d’aucune enquête.
Haïti, un pays touché par toutes les formes d’insécurité
À la violence des gangs armés, s’ajoute une crise alimentaire qui ne cesse de s’aggraver. La situation est alarmante, alerte Rein Paulson, directeur des urgences de la FAO, actuellement en visite à Port-au-Prince. L’agriculture, pourtant pilier de l’économie haïtienne — près de 20% du PIB —, est aujourd’hui à bout de souffle : faible productivité, manque d’intrants, infrastructures défaillantes, et surtout une insécurité persistante à Port-au-Prince, dans le Centre et dans plusieurs autres régions du pays. Résultat : près de 5,9 millions de personnes, soit plus de la moitié de la population, pourraient basculer dans une insécurité alimentaire sévère d’ici la mi-année 2026, sans mesures urgentes. Pour y faire face, la FAO estime avoir besoin de 65 millions de dollars afin de venir en aide aux populations les plus vulnérables. Rein Paulson répond aux questions de notre correspondant à Port-au-Prince, Peterson Luxama.
Une famille haïtienne décimée par une attaque aux drones explosifs à Port-au-Prince
La presse locale revient sur les civils tués par les opérations anti-gang de la police nationale. À Bel Air, quartier de Port-au-Prince sous contrôle de gangs, une opération policière appuyée par des drones explosifs a coûté la vie à plusieurs membres d’une même famille. C’est à lire dans AyiboPost. Le journal en ligne s’appuie sur le témoigne d’un Haïtien de 28 ans installé aux États-Unis. Il raconte comment sa petite sœur de 13 ans, ses deux frères et son père ont été tués lors d’une explosion de drone le jour même où la famille devait quitter le quartier. Selon des organisations de défense des droits humains citées par Ayibipost, les opérations menées entre le 1er et le 11 janvier à Bel Air, Saint-Martin et La Saline ont fait plus de cinquante morts parmi les civils et provoqué des déplacements massifs de population.
Journal de la 1ère
14 millions d’euros : c’est la somme qui aurait été perdue par l’Ordre des avocats de la Martinique.