L’avocat et entrepreneur Abelardo de la Espriella a remporté l’élection présidentielle colombienne avec 49,7% des voix, devançant de justesse le sénateur de gauche Ivan Cepeda. « Si les résultats sont encore provisoires, leur tendance semble irréversible », nous explique notre envoyée spéciale en Colombie, Marine de la Moissonnière.
Lors de son discours de victoire à Barranquilla, le candidat d’extrême droite, vêtu du maillot de la sélection colombienne, a adopté un ton plus conciliant qu’en campagne. Il a promis de respecter la Constitution et appelé ses adversaires à reconnaître leur défaite. Ivan Cepeda entend toutefois contester les résultats dans plusieurs dizaines de milliers de bureaux de vote, tandis que des manifestations ont éclaté à Bogota et Cali.
L’insécurité a été au cœur du scrutin. Les électeurs d’Abelardo de la Espriella attendent une réponse plus ferme face aux groupes armés et aux trafiquants de drogue. Le président élu promet de s’inspirer des méthodes du Salvadorien Nayib Bukele. L’économie a également pesé dans le vote. Malgré une baisse de la pauvreté, du chômage et de l’inflation sous Gustavo Petro, de nombreux Colombiens s’inquiètent de l’endettement du pays et voient en cet homme d’affaires millionnaire un gestionnaire capable de relancer la croissance.
En Haïti, une année scolaire jugée plus stable que les années précédentes
En Haïti, les examens officiels de la neuvième année fondamentale se tiendront du 29 juin au 2 juillet 2026. À quelques jours de ce rendez-vous décisif pour des milliers d’élèves à travers le pays, les préparatifs s’accélèrent. Si de nombreux candidats affirment être prêts à se mesurer aux épreuves, des enseignants se félicitent d’une année scolaire jugée plus stable que les précédentes. Des responsables syndicaux soulignent toutefois que l’insécurité continue de peser sur le système éducatif. De son côté, le ministère de l’Éducation nationale assure avoir pris toutes les dispositions nécessaires pour garantir le bon déroulement des examens, notamment avec la mise en place d’une commission chargée des épreuves. Reportage de Peterson Luxama…
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Au Canada, la stérilisation forcée inscrite dans le code criminel
Pendant des décennies au Canada, des milliers de femmes — principalement des autochtones, mais aussi des personnes noires, marginalisées ou vivant avec un handicap — ont subi des stérilisations forcées. Une pratique médicale institutionnalisée, qualifiée de torture par l’ONU, que la justice canadienne avait jusqu’à présent du mal à sanctionner. Mais la législation vient d’évoluer. Cette forme de violence est désormais explicitement inscrite dans le Code criminel et est passible d’une peine pouvant aller jusqu’à 14 ans de prison. Une avancée législative réclamée de longue date par les survivantes. Un reportage de Nafi Alibert.
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Journal de la 1ère
La Cour d’appel confirme un non-lieu dans le scandale sanitaire du chlordécone.
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