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Haïti : retrait de la MMAS dans l’Artibonite, fin du grand bluff kenyan

today2026-04-27

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À l’heure de faire le bilan du séjour kenyan de la Mission multinationale d’appui à la sécurité (MMAS) en Haiti, il revient à retenir une propagande aveugle autour des actions sans effet engagés par des policiers poltrons. Dans l’Artibonite, à l’annonce du retrait du contingent kenyan, la population préfère revendiquer la présence des blindés sans la force africaine

Au Conseil de sécurité des Nations-Unies, à New-York, le jeudi 23 avril dernier, le premier ministre de facto, Alix Didier Fils-Aimé a déclaré opposer à toute version 2.0 de la MMAS, faisant référence au deploiement en cours de la Force de répression des gangs (FRG) attendue au tournant. En évoquant ces propos, le seul chef de l’exécutif sait de quoi il parle au regard des données et faits disponibles.

À l’opposé de la propagande orchestrée dans les médias kenyans attribuant des avancées sécuritaires en Haiti grâce à la présence des policiers africains, une réalité brutale saute aux yeux. À l’automne 2024, pendant que les forces de sécurité nationales (PNH et FAd’H) résistaient aux assauts des bandits de «Viv Ansanm» résolus à prendre le contrôle du quartier de Solino, les soldats kenyans sollicités affichaient un comportement poltron. De quoi nourrir les premières frictions entre policiers haïtiens et contingents kenyans sur le terrain des affrontements.  

La posture kenyane affichait clairement une mission dévoyée avec des attitudes insoupçonnées des agents de la MMAS, ont dénoncé des spécialistes en sécurité. Refus de s’engager sur le front, passivité caractérisée, barrières linguistiques sont mises en cause dans les défis de collaboration fructueuse avec les entités sécuritaires locales. Le cas le plus illustratif reste la reprise le 15 novembre 2024 par les forces de l’ordre du sous-commissariat de Liancourt. Peu engagés aux côtés des forces de sécurité haïtienne, les agents kenyans ont vite revendiqué les opérations.

D’autres cas pour le moins étranges ont pratiquement mis au jour le désengagement des kenyans dans le cadre du projet de rétablissement de la sécurité en Haiti. À Kenscoff, ils ont opté pour une stratégie jugée surprenante consistant à limiter leur présence à l’intérieur des blindés au lieu de s’impliquer dans des patrouilles à pied, ont dénoncé des policiers haïtiens. Au-delà de l’absence de leadership commun sur le terrain des affrontements, l’orientation de la MMAS avec des kenyans comme chefs de commandement. Dans l’Artibonite, à l’annonce du retrait des kenyans, la population s’était mobilisée contre le déplacement des blindés, mais s’en fichait du départ africains.

Hervé Noël 

vevenoel@gmail.com

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