Sur les corps d’environ 5 000 Haïtiens assassinés entre octobre 2024 et juin 2025, le gouvernement transitoire de doublure prétend imposer un référendum institutionnel dont la légalité est massivement contestée. Le dernier rapport du Haut-Commissariat des Nations Unies, publié le vendredi 11 juillet, dresse un constat accablant : 4 864 personnes ont été tuées, plus de 2 500 blessées, et des centaines de milliers déplacées.
Les violences de gangs atteignent un niveau de saturation nationale. Et pourtant, au cœur de cette tragédie, le gouvernement multiplie les initiatives opaques, non prévues par l’accord du 3 avril 2024, en tentant de faire passer en force un projet référendaire contraire à la Constitution de 1987.
À Port-au-Prince, où l’État est devenu une fiction, la représentante spéciale de l’ONU,Ulrika Richardson, déplore une aggravation dramatique de la situation humanitaire, la fermeture d’hôpitaux (dont celui de Mirebalais), et une extension des violations des droits fondamentaux « dans les zones où l’État est absent ». Dans ce vide, les gangs s’érigent en souverains, les populations fuient, et les écoles ferment.
Pendant ce temps, des millions de dollars sont mobilisés pour un référendum sans légitimité juridique, alors que la Constitution interdit expressément toute modification par cette voie, notamment en ses articles 284.1 et 284.3. Ce projet n’a ni fondement légal, ni base populaire, ni faisabilité matérielle en contexte de guerre interne.
Ce pouvoir, impuissant face à l’occupation criminelle du territoire, se révèle néanmoins étrangement efficace lorsqu’il s’agit de planifier un scrutin vicié. La communauté internationale, mentionnée dans le rapport de l’ONU, semble continuer d’apporter un appui sans conditions claires à ces autorités, malgré la dislocation accélérée de la société haïtienne.
Combien de morts faudra-t-il encore pour qu’un tel simulacre cesse ?Et à qui profitera ce référendum, sinon à ceux qui tirent avantage du chaos ?
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