Haïti : Les gangs continuent de semer la terreur tandis que l’effacement de la Constitution de 1987 devient la nouvelle priorité des autorités
Une fois de plus, le samedi 7 décembre, une attaque sanglante orchestrée par le gang « G9 ou Viv Ansanm » a frappé le quartier de Christ-Roi, plongeant une fois de plus Haïti dans la terreur. Tragiquement, une vendeuse a été tuée sur place d’une balle dans la tête, tandis que plusieurs autres personnes ont été blessées.
Ces assauts visent sans relâche les populations civiles, jetant des milliers d’habitants dans un état de désespoir absolu.
Les quartiers des Acacias et de Monplaisir ont été vidés par des fuites massives. Les habitants fuyant leur maison pour sauver leur vie ont rejoint les rangs de plus en plus nombreux des personnes déplacées à l’intérieur du pays, exacerbant une crise humanitaire déjà à son paroxysme.
Cette situation, qui reflète l’absence de l’Etat, se plaignent des dplacés, montre que les autorités de facto n’ont effectivement ni contrôle ni stratégie claire pour rétablir l’ordre et protéger les citoyens.
Alors que le sang coule dans les rues et que des familles entières sont déracinées, les autorités font porter leurs efforts sur un projet polémique : l’effacement de la Constitution de 1987. Malgré l’apparence de consultations sectorielles, de nombreux analystes estiment que ce processus n’est qu’un écran de fumée visant à légitimer une constitution déjà écrite en coulisses, sans véritable débat public.
La Constitution de 1987, adoptée dans l’espoir de garantir la stabilité démocratique, a été reléguée au second plan par un gouvernement préoccupé par ses propres priorités politiques. Le soi-disant effort de révision en cours est ressenti comme une tentative de centralisation du pouvoir, en contradiction avec les mécanismes prévus pour modifier légalement la Charte Fondamentale.
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