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Guerre en Iran : Donald Trump pris au piège de l’inflation

today2026-03-11

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Aux États-Unis, le prix des carburants a augmenté à cause de la guerre au Proche-Orient. D’après le président américain, c’est « un petit prix à payer » et cela ne devrait pas durer. Mais au moment de faire le plein, certains se plaignent, y compris parmi les électeurs de Donald Trump. Notre correspondant aux États-Unis, Vincent Souriau s’est rendu dans une station-service de Westminster, petite ville située dans un comté républicain de l’État du Maryland.

Si le prix à la pompe augmente aux États-Unis, bientôt toute l’économie américaine sera touchée, met en garde le New York Times. Les experts interrogés par le journal, décrivent un effet boule de neige. La hausse du prix du carburant va se répercuter sur les prix de la nourriture et des marchandises transportées par camions, notamment les colis Amazon, explique Mark Zandi, économiste chez Moody’s Analytics. Hausse également du prix des fruits et des légumes importés. Une augmentation d’autant plus importante que le Golfe Persique est l’un principal fournisseur d’engrais au monde, explique le New York Times. Les agriculteurs américains seront également touchés alors que les semis de printemps commencent partout dans le pays. Les prix des billets d’avion devraient, eux-aussi, augmenter. Les Américains pourraient donc se retrouver privés de vacances de printemps et d’été. Les entreprises pourraient ne plus embaucher dans un premier temps, puis licencier, poursuit le New York Times. La volatilité des marchés boursiers pourrait menacer l’épargne-retraite. Bref, plus la guerre dure, plus l’économie américaine, dans son ensemble, risque de souffrir.

Or, le coût de la vie sera l’un des enjeux majeurs des mid-terms de novembre. Le prix de l’essence a toujours été très important pour les Américains et les hommes politiques le savent, analyse le New York Times qui rappelle que Ron Klain, l’ancien chef de cabinet de Joe Biden, consultait le prix à la pompe tous les jours pour évaluer le moral des consommateurs. Le problème, explique Bob McNally, ancien conseiller en énergie du président George W. Bush, au New York Times, c’est que Donald Trump dispose de peu d’outils véritablement efficaces pour faire reculer rapidement le prix des carburants. Limiter les exportations américaines, supprimer certains taxes fédérales, se servir dans les réserves stratégiques de pétrole de pays, autoriser la Russie à vendre son pétrole… Autant de mesures qui n’auront qu’un faible impact de toute façon.

La seule vraie solution, c’est que le trafic reprenne dans le détroit d’Ormuz. Pour cela, il faudrait que la guerre s’arrête. Mais Donald Trump ne sait pas comment faire, estime Thomas Friedman, éditorialiste au New York Times, car le président ne sait pas exactement pourquoi il a lancé cette guerre. Alors le journaliste l’invite à cesser les attaques, à laisser passer le fameux jour d’après. Ce jour-là, le régime iranien se vantera d’avoir gagné. Mais le surlendemain, Thomas Friedman prédit « un débat explosif et des luttes intestines au sein de l’élite dirigeante de Téhéran ». Le peuple, des commerçants et des réformateurs au sein du régime vont demander des comptes à leurs dirigeants. « Nous avons perdu nos économies, notre économie (…), une grande partie de nos armées et l’amitié de nos voisins » et vous nous parlez de victoire ? Voilà ce qu’ils leur diront, estime le journaliste qui insiste : « le régime iranien ne tombera que par le haut ».

 

L’histoire de trois frères arrêtés par ICE suscite une polémique

Joshua, 12 ans, Caleb, 14 ans et Antonio, 18 ans, ainsi que leurs parents ont été libérés hier (lundi 9 mars 2026), après 15 jours de détention, nous apprend The Texas Tribune. La particularité de cette fratrie, c’est que Caleb et Antonio sont « deux jeunes musiciens mariachis prometteurs », explique CNN. La famille, originaire du Mexique, a été arrêtée lors d’un rdv de routine auprès des services d’immigration. Pour qu’ils soient relâchés, il aura fallu, entre autres, l’intervention d’une élue républicaine, la représentante du Texas Monica de la Cruz qui, il y a neuf mois à peine, avaient invité Caleb, Antonio et le groupe de musique de leur lycée au Congrès, à Washington, pour les féliciter d’avoir remporté un concours de mariachis, raconte The Texas Tribune. Il y a moins d’un an, « ces deux jeunes hommes étaient jugés dignes de se produire au Capitole. Ils ne constituaient aucune menace pour la sécurité nationale », souligne Joaquin Castro, représentant démocrate du Texas, qui critique l’hypocrise de l’administration Trump.

 

Venezuela : la réforme du code minier voulu par les États-Unis avance

L’Assemblée nationale a approuvé le texte hier soir (lundi 9 mars) sans les voix de l’opposition qui, comme l’explique Tal Cual, a refusé de se prononcer car elle n’a pas pu lire le projet de loi, ni l’étudier correctement. Le document n’a été déposé qu’une heure avant le vote, précise le journal en ligne. Officiellement, cette réforme vise à moderniser le code minier afin d’attirer de nouveaux investisseurs, en particulier étrangers. Un second vote doit avoir lieu à l’Assemblée, cette fois article par article. Mais on ne sait pas encore quand ce sera.

 

Haïti : « l’absence de stratégie diplomatique du gouvernement marginalise le pays »

Comme tous les mardis, nous faisons le point sur l’actualité en Haïti avec Gotson Pierre, directeur d’Alterpresse. Il évoque le rôle des drones dans la lutte contre les gangs qui font de très nombreuses victimes civiles selon Human Rights Watch ; l’absence d’Haïti au sommet sur la sécurité organisé, ce week-end, par les États-Unis à Miami ; et enfin, les conditions d’incarcération, très mauvaises dans le pays, même dans les centres les plus modernes, comme celui de Morne Casse, dans le nord-est à Fort liberté.

 

Mexique : comment vivre dans une zone sismique

Notre dossier du jour nous emmène au Mexique, pays où le risque de séismes est parmi les plus élevés de la planète. Les plus meurtriers remontent à 2017 et 1985. Mais, les Mexicains ne les ont pas oubliés, d’autant que d’autres tremblements de terre bien plus légers se produisent chaque jour, à Mexico par exemple. Alors les habitants s’adaptent. La capitale mexicaine a même créé un système d’alerte pionnier en cas de séisme fort, pour mieux vivre ce risque, ce phénomène difficile à prévoir. Reportage de Gwendolina Duval.

 

Le journal de la 1ère

En Guadeloupe, la Chambre Régionale des Comptes pointe du doigt une prise en charge « défaillante » de la santé mentale.

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