Non classé

Fin de sept semaines de blocages en Bolivie

today2026-06-24

Arrière-plan
share close

Après plus de 50 jours de mobilisation des paysans, des ouvriers ou encore des mineurs, qui ont paralysé la capitale et la majeure partie du pays, les blocages de routes ont finalement tous été levés ce mardi (23 juin 2026), a annoncé le gouvernement bolivien. Néanmoins, le président bolivien Rodrigo Paz, au pouvoir depuis novembre 2025, reste soumis à de fortes pressions politiques.

Un accord a été signé, vendredi 19 juin 2026, entre le gouvernement et la principale centrale syndicale du pays, la COB, l’une des organisations qui menait le mouvement. Dans la foulée, le président a décrété samedi 20 juin l’état d’exception, ce qui lui a permis de déployer l’armée et de dégager les routes encore bloquées. Le mouvement n’a pas obtenu la démission du président de centre-droit Rodrigo Paz, qui était demandée par certains. Mais c’était une « victoire pour le mouvement d’obtenir des concessions sur plusieurs points de la part du gouvernement : maintenir des prix raisonnables pour les biens de première nécessité, ne pas privatiser d’entreprises publiques ou encore de maintenir le dialogue avec les organisations sociales », estime Pablo Barnier-Khawam, chercheur associé au CREDA (Centre de recherche et de documentation sur les Amériques, Sorbonne Nouvelle). La levée des blocages permet aussi de reprendre l’approvisionnement en carburant et en nourriture à La Paz et de la ville voisine d’El Alto, soumises à d’importantes pénuries ces dernières semaines.

Les cicatrices de semaines de mobilisation

D’un point de vue économique, le mouvement de blocages, l’un des plus longs de l’histoire du pays, laissera des traces. Les barrages routiers ont coûté plus de 3 milliards de dollars, d’après la Chambre nationale d’industrie, soit environ 6% du PIB. Politiquement, le président sera soumis à de fortes pressions sur sa droite ces prochains mois. « Le gouvernement de Rodrigo Paz, qui a penché très à droite voire à l’extrême-droite va être pris en tenailles entre, d’une part, ces promesses faites aux mouvements sociaux – qui ont démontré leurs capacités de pression sur le gouvernement – et, d’autre part, les élites économiques de Santa Cruz, les agro-exportateurs. On voit déjà que ces élites demandent des poursuites pénales contre les organisations qui ont mis en œuvre les blocages », d’après le chercheur Pablo Barnier Khawam.

 

Au Honduras, alourdir les peines de prison pour féminicides n’est pas une solution

En Amérique latine, le Honduras détient le triste record du taux de féminicides le plus élevé par habitant. Dans ce pays d’Amérique centrale de 11 millions d’habitants, une femme est tuée toutes les 22 heures, selon un rapport de la Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes (CEPALC) publié fin 2025. Près de 92% de ces crimes restent impunis. Pour tenter d’enrayer ce fléau, le Parlement a réformé le Code pénal le 9 juin 2026, portant jusqu’à 60 ans la peine de prison pour les auteurs de féminicides. Une mesure contestée par les associations et familles de victimes, explique la correspondante de RFI Marie Griffon, qui est allée à leur rencontre.

À lire aussiAu Cameroun, les chiffres confirment une «funeste tendance haussière» des féminicides et infanticides

Montréal, la ville qui a dit non à la Fifa

Le Canada affronte ce mercredi (24 juin 2026) la Suisse dans un duel pour la tête du groupe B de la Coupe du monde de football masculin. Mais à Montréal, le Mondial se regarde de loin. La métropole, où le ballon rond occupe une place grandissante, avait pourtant rêvé d’accueillir la compétition avant de s’en retirer quand la réalité économique a rattrapé le rêve sportif. Alors que les coûts explosent dans les villes hôtes canadiennes, ce qui avait été vécu comme une déception apparaît de plus en plus comme un choix de raison, précise Nafi Alibert, correspondante de RFI au Canada.

À lire aussiCoupe du monde 2026: le Canada débute par un nul contre la Bosnie

Dans le journal de La 1ère…

Après l’alimentaire et le bricolage, le BQP, Bouclier Qualité-Prix, va être mis en place en Martinique dans le secteur de l’automobile, indique Benoît Ferrand, d’Outre-mer La 1ère.

À écouter aussiFrance: mobilisation à Paris de la diaspora des territoires d’Outre-mer contre la vie chère

Écrit par:

Rate it

Articles similaires