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En Haïti, les attentes n’ont pas changé à l’approche du 7 février

today2026-01-27

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La situation politique est confuse en Haïti, où une majorité des membres du Conseil présidentiel de transition ont demandé, la semaine dernière, le départ du Premier ministre.

La tension règne au sein de l’exécutif haïtien, entre des membres d’un conseil censés quitter leurs fonctions dans moins de deux semaines maintenant et un chef du gouvernement soutenu avec force par les États-Unis. La fin de la transition est prévue le 7 février et le bilan n’est pas glorieux, même si la police revendique quelques progrès contre les gangs dans le centre-ville de Port-au-Prince récemment.

Notre correspondant Peterson Luxama est allé rencontrer des habitants pour recueillir leur sentiment sur ce conseil de transition et sur l’éventualité de prolonger son mandat étant donné que les élections n’ont pas encore eu lieu.

 

Mensonge et autoritarisme

Aux États-Unis, la peur et la colère sont toujours vives à Minneapolis après la mort d’Alex Pretti, tué par un agent de l’immigration. Ce nouveau drame fait, bien sûr, la Une de la presse, qui dénonce les mensonges éhontés de l’administration Trump et qui crie de plus en plus fort à l’autoritarisme.

C’est le cas du Devoir, au Canada. « Dans la montée d’un État autoritaire, écrit-il, il y a la logique du mensonge et de l’anarchie. Il y a également la « novlangue », le détournement des mots. On parle de « forces de l’ordre », de « terrorisme », de « chaos », de « police des frontières ». En réalité, les forces de l’ordre sèment le chaos ; les terroristes (s’ils existent) ne sont pas forcément ceux qu’on pense ; quant à la police des frontières… elle frappe au cœur des villes. »

Le mensonge, c’est aussi ce que dénonce le New York Times, qui en appelle au Congrès. Car le Congrès peut tenir des audiences et exiger des réponses. Le vote du budget lui permet également de réclamer des comptes à l’administration. Pour le New York Times, l’examen du financement du département de la sécurité intérieure lui offre ainsi l’occasion rêvée de contrôler l’action de l’ICE.

À lire aussiÉtats-Unis: les événements de Minneapolis augmentent le risque de paralysie budgétaire

Désapprobation dans le camp républicain

Un budget que des élus démocrates menacent désormais de bloquer. Plusieurs sénateurs se sont exprimés à ce sujet. Mais ils ne sont pas les seuls à dénoncer l’action de la police de l’immigration. Des voix commencent aussi à s’élever au sein du parti républicain. Ce week-end, les sénateurs de Louisiane, d’Alaska et de Caroline du Nord ont ainsi appelé à une enquête indépendante sur cette dernière fusillade à Minneapolis. Et c’est sans compter tous ceux qui expriment leur inquiétude en privé, à neuf mois des élections de mi-mandat.

Car l’électorat états-unien est largement divisé sur le sujet, y compris l’électorat républicain. C’est ce que montre un sondage de Politico : 49% des électeurs jugent la campagne d’expulsion trop agressive. Et parmi ceux qui ont voté pour Donald Trump en 2024, ils sont plus d’un tiers à désapprouver la manière dont elle est mise en œuvre.

Une campagne qui est aussi menée dans le Maine, où une centaine de personnes ont déjà été arrêtée depuis la semaine dernière par ces mêmes agents lourdement armés et aux visages masqués. Tant et si bien que la peur commence à gagner les habitants. C’est encore Le Devoir qui le raconte. Ici, comme dans le Minnesota, la violence d’État vise les gens ayant la peau foncée et un accent venu d’ailleurs. Et comme dans le Minnesota, la résistance s’organise.

Elle s’organise notamment dans les églises. Dans l’église congrégationnelle unie de Cumberland, par exemple, où un feuillet rédigé en huit langues explique comment lutter contre les patrouilles de l’ICE. L’église livre aussi des repas à celles et ceux qui se terrent chez eux par crainte d’être arrêtés, et dispense à leurs enfants des cours à domicile. Ici, comme dans le Minnesota, les élus exigent le départ de l’ICE. Mais comme dans le Minnesota, la police de l’immigration est bien partie pour rester.

À lire aussiÉtats-Unis: face à la colère, Trump envoie le responsable de sa politique anti-immigration à Minneapolis

En Équateur, le secteur de la santé à l’agonie

En Équateur, le système de santé se dégrade de plus en plus. Ce délabrement n’est pas nouveau, mais il atteint des niveaux jamais vus. Le pays a, par exemple, été profondément choqué de voir un hôpital remettre le corps d’une enfant à sa famille dans un carton.

La situation est telle que pour montrer leur volonté d’agir, les autorités ont placé le ministère de la Santé sous tutelle de la vice-présidente. Mais le système reste corrompu, usé, en déliquescence totale. Notre correspondant Eric Samson est allé rencontrer des patients.

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