La plage touristique de Puerto Lopez fait face aux exactions d’organisations criminelles qui tentent de contrôler le trafic de cocaïne dans cette province du sud-ouest du pays. Ce dimanche (11 janvier 2026), la police équatorienne a ouvert une enquête après la découverte de cinq têtes humaines en bord de mer.
Le niveau de violence a fortement augmenté sur la côte équatorienne l’an dernier (2025). Selon la police, 97% des morts violentes qui se produisent dans la seule province de Manabí (sud-ouest) sont liées au trafic de drogue. Les groupes armés se disputent le contrôle des villes côtières et des ports pour y organiser la distribution locale de cocaïne ou le trafic international de stupéfiants. La petite ville touristique de Puerto Lopez est représentative de cette violence qui a fait de l’Equateur le pays le plus violent d’Amérique Latine. Neuf personnes y sont mortes entre Noël et le jour de l’An et cinq têtes humaines ont été découvertes de dimanche 11 janvier 2026 sur la plage, avec un message d’avertissement. Notre correspondant en Equateur, Eric Samson, s’est rendu sur place.
Libérations de prisonniers politiques au Nicaragua et au Venezuela
Des « dizaines » de prisonniers ont été libérés ce samedi (10 janvier 2026) au Nicaragua (une vingtaine selon des médias nicaraguayens indépendants). Pour l’un des porte-parole de l’Union des prisonniers politiques du Nicaragua, qui préfère rester anonyme pour préserver sa sécurité, il s’agit d’une réponse à la pression de Donald Trump sur le régime de l’ancien guérillero Daniel Ortega et son épouse Rosario Murillo. « C’est une stratégie pour faire baisser la tension. La dictature nicaraguayenne sait bien que si la situation géopolitique actuelle persiste, ils sont les prochains sur la liste, après Cuba », explique-t-il à Hugo Passarello de la rédaction en espagnol de RFI.
Ce lundi 12 janvier 2026, un peu plus d’une semaine après l’enlèvement à Caracas du président Nicolas Maduro par les États-Unis, les autorités vénézuéliennes ont pour leur part annoncé la libération de 116 prisonniers. Les organisations de défense des droits humains comme Foro Penal continuaient de tenter de vérifier ce chiffre et d’établir une liste précise de noms, parmi les près de 800 prisonniers politiques qui se trouvaient encore derrière les barreaux dimanche. Ce week-end, leurs familles ont attendu dans l’incertitude et l’angoisse la libération de leurs proches, écrit Tal Cual, bougies à la main, ou même enroulés dans des couvertures et allongés à même le sol devant les prisons du pays. 17 libérations seulement avaient eu lieu depuis jeudi (8 janvier 2026), malgré les annonces du gouvernement, puis « aucune » ce dimanche, souligne El Pitazo.
« Si Maduro est en prison, pourquoi mon papa n’est pas rentré à la maison ? », se demandait une petite fille de sept ans, Carolina, qui a attendu des heures et des heures à Caracas devant El Helicoide, un centre de détention tenu par les services de renseignement intérieur vénézuéliens, rapporte le média indépendant Efecto Cocuyo.
« Plus de pétrole ni d’argent pour Cuba »
Après l’enlèvement du président Nicolas Maduro au Venezuela, l’avenir pourrait s’assombrir pour Cuba, allié historique de Caracas. Si le régime ne conclut pas « un accord » avec Washington, il n’y aura « plus de pétrole ni d’argent » à destination de La Havane, a écrit Donald Trump ce dimanche (11 janvier 2026) sur son réseau social. Le président américain n’a pas précisé de quel type d’accord il parle, mais les autorités cubaines n’ont pas apprécié ces menaces. Un gigantesque drapeau cubain occupe la moitié de la Une de Granma, le journal officiel du parti communiste. « Nous défendrons Cuba », titre le quotidien, face à « l’agression » de « l’empereur » américain. Cité dans les colonnes du journal, le président Miguel Diaz-Canel dénonce le voisin du Nord qui « transforme tout en business ». Mais certains Cubains défendent au contraire la pression exercée par Washington et même une éventuelle intervention américaine. « La résistance non violente […] n’a jamais provoqué la chute du régime », constate Julio Schilling, auteur d’une tribune dans le média indépendant 14ymedio. Alors ce Cubain-Américain rêve d’une intervention états-unienne similaire à celle menée contre Nicolas Maduro. « Ce ne serait pas un acte impéraliste », soutient-il, ni une « occupation ». Il veut même croire qu’une « part importante » des Cubains accueilleraient cette intervention comme une « libération ». Sauf qu’à ce stade, on ne sait pas si les États-Unis comptent mener une opération militaire contre Cuba, et contrairement au Venezuela, l’île n’a pas de pétrole, rappelle le magazine américain The Atlantic, qui parle sur un ton un peu moqueur de « la pensée magique de l’administration Trump sur Cuba ».
Marco Rubio, le secrétaire d’État américain, espère un effet domino et une chute du régime de La Havane en raison de la baisse ou de la fin du soutien vénézuélien à Cuba. Mais les experts interrogés par The Atlantic sont sceptiques, car le régime « a surmonté de nombreuses crises » jusqu’à maintenant, à commencer par la chute de l’URSS. Alors « quand le département d’État dit que le régime cubain va s’effondrer, moi, je leur demande d’expliquer comment ça va se passer », dit William LeoGrande, l’un de ces experts. « Ils restent sans réponse face à cette question », conclut-il.
16 ans après, Haïti vit encore avec les séquelles du séisme de 2010
Ce 12 janvier 2026 marque le seizième anniversaire du tremblement de terre du 12 janvier 2010. Loin de s’être remis de cette catastrophe naturelle sans précédent qui a ravagé Haïti (220 000 morts et 300 000 blessés), les habitants de Port-au-Prince se souviennent encore du désastre et vivent toujours avec les séquelles. Pour de nombreux spécialistes, le pays n’a pas tiré toutes les leçons de ce drame. Ils dénoncent le manque de volonté politique, l’absence de normes ou encore de politiques publiques pour réduire les risques sismiques. Pour Patrick Saint-Pré du réseau Haïti Climat, le pays n’a pas transformé l’expérience du séisme en changement réel et structurel. « Les risques sismiques sont encore largement banalisés et sous-estimés à plusieurs niveaux, explique-t-il à notre correspondant Peterson Luxama. Au sein de la population, beaucoup de citoyens ne sont pas informés des signes précurseurs ni des comportements à adopter. Après les séismes, l’attention retombe rapidement. C’est comme si le temps effaçait la menace. Chez les autorités, ce n’est pas mieux puisque l’État ne dispose pas de plan national intégré de gestion des risques validés et financés. La communication institutionnelle sur les risques sismiques est sporadique.»
Dans le journal de La 1ère…
À la une de ce journal des Outre-mer, présenté par Julien Talérien, la production de viande martiniquaise est en mesure désormais de se passer d’organismes génétiquement modifiés (OGM).