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Bien endimanché, le ministre de la Culture et de la Communication, flanqué de son secrétaire d’État à la Communication, annonçait en grande pompe un carnaval grandiose, censé illuminer nos âmes. Comme une fête salvatrice, tout sourire et tambours battants, le ministre promettait que les 2, 3 et 4 mars seraient consacrés uniquement à une exposition de masques, prélude à deux spectacles bien plus comiques : le référendum de mai et les élections du 25 novembre, désormais rebaptisés Mardis Gras électoraux.
Coup de théâtre ! Moins de deux semaines plus tard, le Conseil de Protection des Truands (CPT) et la Primature, instances dirigeantes imposées par le Syndicat National de Dilapidation des Fonds Publics (SNDFP), montent au créneau et annoncent l’annulation du Carnaval National prévu à Fort-Liberté. Officiellement, cette décision répond aux revendications de nombreux secteurs, groupes et personnalités du pays. Officieusement, on sait bien où finiront les fonds initialement alloués à la fête…
En prenant cette décision, le CPT et son Premier ministre ont oublié de nous gratifier d’un autre Mardi de la Nation, avec, comme d’habitude, un présentateur vedette : le ministre de la Culture et de la Communication, qui aurait pu nous détailler la répartition du butin. Car il ne s’agit pas d’une annulation, mais bien d’une redistribution plus « rentable ».
Le grand carnaval a simplement changé de costume, mais la caisse, elle, reste grande ouverte pour les mêmes festivités. Dans leur infinie sagesse, les autorités suprêmes de la nation ont choisi de sauver les apparences tout en préservant la manne financière. Les 300 millions de gourdes ne partiront pas en confettis ni en chars allégoriques, mais s’évaporeront dans les circuits mafieux du pouvoir.
Pendant ce temps, les gangs-milices, toujours bien armés et financés, poursuivent leur règne de terreur… comme si de rien n’était.
À mesure que l’échéance du 7 mars approche, la lutte pour la présidence du CPT prend des allures de bataille rangée. Ce qui aurait dû être une simple rotation de pouvoir, conformément au principe de présidence tournante, s’est transformé en un affrontement sans merci où chaque camp mobilise ses réseaux et ses ressources pour s’assurer le contrôle.
Comme toujours en Haïti, les règles sont faites pour être réécrites au gré des intérêts du moment. Ce qui devait être une simple transition s’est mué en un bal masqué, où chacun change de rôle à sa convenance. Incroyable mais vrai : Fritz Alphonse Jean, conseiller du CPT, avait laissé son siège à son collègue Smith Augustin. Il semblerait qu’il l’ait mis en dépôt, prêt à le récupérer au besoin. Et comme par hasard, après le scandale de la Banque Nationale de Crédit (BNC), il a jugé le moment opportun pour reprendre son fauteuil.
Panique dans le camp des Grecs ! Mais Smith Augustin, loin d’être un simple figurant dans cette pièce, a décidé qu’il n’y aurait pas de sortie de scène sans combat.
Ainsi, la valse des ambitions continue, dans une chorégraphie où chaque prétendant tente de s’emparer du fauteuil présidentiel, piétinant allègrement principes, accords et dignité républicaine. L’acteur gagnant sera celui capable de manœuvrer dans les coulisses, de mobiliser les bonnes alliances et, surtout, de garder la main sur les caisses. Après tout, pourquoi perdre du temps à s’occuper de la chose publique, quand le véritable enjeu est la répartition du gâteau ?
Définitivement, les deux hommes se livrent une guerre de positions, où tous les coups sont permis. Mais cette bataille ne repose pas uniquement sur des arguments ou des alliances : elle est alimentée par des fonds détournés, des caisses occultes et, surtout, par l’argent du racket.
Ce budget de guerre finance une multitude d’opérations :
Attendons de voir pour qui tranchera l’ambassade américaine !
Loin d’un processus de transition apaisé, la présidence du Conseil de Protection des Truands (CPT) devient un enjeu vital pour ses prétendants. Derrière les discours officiels se cachent des calculs froids, où la politique se conjugue avec la prédation économique.
En fin de compte, le 7 mars ne sera pas une simple passation de pouvoir, mais bien l’aboutissement d’une guerre feutrée, où l’argent sale et les intérêts particuliers dictent les règles du jeu.
Avec véhémence, nous réitérons notre proposition, tout en la renforçant pour mieux l’adapter :
Nous suggérons que le Conseil de l’Université d’État d’Haïti (UEH), ainsi que les éminentes personnalités Suzy Castor, Monseigneur Willy Romélus, Père William Smarth et Bérard Cénatus, coordonnent de larges consultations inclusives dans les 10 départements du pays et dans la diaspora, aboutissant à la sélection de 20 personnalités, soit 10 femmes et 10 hommes, chargées de :
Hugues CÉLESTIN
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The post Député Célestin. Le carnaval n’est pas annulé, mais détourné pour financer les préparatifs du 7 mars first appeared on Rezo Nòdwès.

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