Pour la première fois depuis la fin de la dictature du général Augusto Pinochet (1973-1990) l’extrême-droite revient au pouvoir au Chili. Ce mercredi 11 mars 2026, le nouveau président José Antonio Kast a prêté serment et promulgué plusieurs décrets visant à d’après lui à lutter contre l’immigration clandestine.
À peine investi, José Antonio Kast a signé six décrets mercredi soir (11 mars 2026), dont trois sont destinés à freiner l’immigration irrégulière dans le nord du Chili. Le nouveau président d’extrême-droite a ordonné au chef des armées de « construire des barrières physiques », pour stopper l’entrée de migrants. C’était l’une des promesses de sa campagne dans un pays où plus de 300 000 personnes étrangères seraient sans-papier. Avec son gouvernement « d’urgence », José Antonio Kast veut aussi s’attaquer à l’insécurité et au crime organisé ainsi qu’à la relance de l’économie, précise la correspondante de RFI à Santiago, Naïla Derroisné. « Un gouvernement d’urgence ce n’est pas un slogan. C’est de l’ordre là où il y a du chaos. C’est de l’apaisement là où il y a de la douleur. C’est de la fermeté là où il y a de l’impunité », a assuré celui qui prend la suite du jeune président sortant de gauche Gabriel Boric. Le nouvel occupant du palais de la Moneda a aussi annoncé un audit total de tous les ministères pour évaluer la situation dans laquelle le gouvernement précédent a laissé les comptes. « On nous remet un pays en plus mauvais état que ce que nous pouvions imaginer. Un pays avec des finances publiques amoindries. Un pays où le crime organisé et le narcotrafic ont progressé. Un pays où les familles se sentent abandonnées par l’État. Dire que nous avons reçu un pays en mauvais état n’est pas une excuse. On le dit car le Chili mérite de savoir la vérité. Car quand on occulte le diagnostic, les traitements échouent » a déclaré José Antonio Kast.
L’administration Trump tente à nouveau de supprimer le TPS pour les Haïtiens
L’administration Trump a demandé à la Cour suprême de mettre fin aux protections légales temporaires (TPS) dont bénéficient plus de 350 000 Haïtiens aux États-Unis, rapporte Frantz Duval, rédacteur en chef du Nouvelliste. « La semaine dernière, une cour fédérale d’appel a statué en faveur des plaignants haïtiens qui ont poursuivi le Département de la Sécurité intérieure (DHS), l’accusant d’avoir agi par animosité raciale et nationale en cherchant à mettre fin à ces protections », précise le quotidien haïtien.
Vives réactions en Haïti face à la composition du nouveau gouvernement
«Les réseaux sociaux se sont enflammés après la présentation du nouveau cabinet ministériel» dirigé par le Premier ministre par intérim Alix Didier Fils-Aimé, écrit aussi Le Nouvelliste. L’intégrité et la compétence de certains ministres sont mises en question, certains étant «cités dans des rapports de l’Unité de lutte contre la corruption», précise encore Frantz Duval.
Cuba : Sixième jour de protestation à La Havane
Des concerts de casseroles ont à nouveau retenti cette nuit dans plusieurs quartiers de La Havane, pour la sixième soirée consécutive, rapporte le média indépendant Cibercuba. Dans la capitale, le courant est coupé plus de douze heures par jour. En province, les habitants passent parfois plusieurs jours d’affilée sans électricité, en raison du manque d’entretien des centrales électriques et du blocage, par les États‑Unis, des approvisionnements en pétrole. La journaliste Yoani Sánchez, fondatrice du média indépendant 14ymedio, a filmé des rues presque désertes dans la capitale. Le grand escalier de l’université de La Havane est vide, après une manifestation étudiante lundi et car les cours en présentiel sont suspendus faute d’électricité. Sur les images diffusées par le site d’information sur les réseaux sociaux, on voit aussi des arrêts de bus où plus personne n’attend, faute d’argent et de carburant.
Au Venezuela, le piège de la rente pétrolière
La hausse des prix du pétrole due à la guerre au Proche‑Orient pourrait sembler bénéfique pour le Venezuela, détenteur des plus grandes réserves mondiales selon l’OPEP (l’Organisation des pays exportateurs de pétrole). Sa production a progressé de 10% en février, même si elle demeure inférieure à ses niveaux historiques.
Mais l’économiste Víctor Álvarez, dans l’édition Amérique Latine d’El País, nuance cet optimisme.
« Quand les prix du pétrole augmentent, nous nous enivrons de ce festin et de l’abondance », mais « nous ne nous préparons pas aux temps de vaches maigres », avertit cet ancien ministre d’Hugo Chávez.
Il plaide pour la création d’un fonds souverain destiné à stabiliser les revenus pétroliers et financer des projets de long terme, afin de réduire la dépendance chronique du pays envers l’or noir.
Dans le journal de La 1ère…
En Martinique, les autorités veulent « mieux anticiper » les épidémies de maladies transmises par les moustiques, explique Benoît Ferrand, d’Outre Mer La 1ère.