Près de cinq mois après l’enlèvement par les États-Unis du président Nicolas Maduro et son remplacement par une présidente intérimaire placée sous la tutelle de l’administration Trump, le Venezuela change de ligne.
Sous la tutelle de Washington, l’économie vénézuélienne se libéralise et s’ouvre aux investisseurs internationaux, qui étudient les possibilités commerciales dans le pays. Alors que le PIB a chuté de 75% en quinze ans, le monde des affaires voit beaucoup de possibilités au Venezuela, notamment grâce à la réactivation de la production pétrolière. Et à Caracas toutes ces expectatives se font sentir, le monde des affaires se frotte les mains. Reportage de notre correspondante, Alice Campaignolle.
De Jacmel au Festival de Cannes
La réalisatrice haïtienne Géssica Généus a présenté hier soir au Festival de Cannes son deuxième long métrage, Marie-Madeleine, retenu en sélection Cannes Première. Elle y interprète le rôle-titre, celui d’une prostituée dans la ville de Jacmel qui se lie d’amitié avec Joseph, le fils d’un pasteur évangéliste. Deux personnages que tout oppose, et qui à eux deux racontent la difficulté du vivre-ensemble dans un pays qui porte encore de nombreuses cicatrices – l’esclavage, la dictature Duvalier, les catastrophes climatiques. Léa Boutin-Rivière, du service Culture de RFI, envoyée spéciale à Cannes, a rencontré Gessica Généus.
Un road trip américain aux accents iraniens
Autre film présenté cette semaine au festival, dans la sélection Acid cette fois : Dans la gueule de l’ogre. La réalisatrice française d’origine iranienne Masha Karampour y suit son frère musicien désormais installé à New York et sur le point d’obtenir la nationalité américaine. Tous les deux traversent les États-Unis en voiture. À travers ce road trip, le film raconte la mémoire d’une génération iranienne dispersée, en grande partie exilée. Ce qui frappe dans ce documentaire, c’est l’omniprésence de l’Iran même aux États-Unis, constate Vahid Shamsoddinnezhad, du service en persan de RFI, envoyé spécial à Cannes.