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Dr Lorquet | Culture & Voyage : une journée au Parlement européen, à la découverte d’une institution au cœur de la construction européenne à Bruxelles

today2026-09-05

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Récit de voyage/ Belgique

Vendredi 4 septembre 2026

Une journée au Parlement européen : découverte d’une institution au cœur de la construction européenne à Bruxelles

Par : Joël Lorquet, PhD

Mon séjour à Bruxelles, dans le cadre d’un séminaire sur l’« Advocacy in the Media », est aussi l’occasion de découvrir la ville, son patrimoine, ses institutions et sa vie quotidienne. Au fil de mes promenades, je visite des lieux emblématiques, fais des rencontres inattendues et observe avec attention différentes facettes de la capitale belge. Ce récit rassemble ainsi mes découvertes, mes impressions et quelques réflexions personnelles sur Bruxelles.

Au-delà des sites touristiques, je m’intéresse également aux petits détails qui caractérisent la vie bruxelloise. Les déplacements dans les rues, l’architecture, les espaces publics, les restaurants et les habitudes des habitants offrent autant d’occasions de faire des observations intéressantes. Chaque sortie devient ainsi une nouvelle expérience et une manière différente de mieux comprendre cette ville européenne.

Une visite aux Musées royaux des Beaux-Arts

Jeudi 3 septembre 2026, nous avons terminé la formation à 16 heures. Je m’étais dit que je devais profiter du temps qu’il me restait pour me rendre aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique.

En cours de route, sans y avoir vraiment prêté attention auparavant, j’ai réalisé que je passais devant le Parlement. Je me suis donc arrêté quelques instants pour prendre une photo de ce superbe bâtiment.

J’ai ensuite poursuivi mon chemin vers les Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique. Il était déjà 16 h 14, alors que le musée devait fermer à 17 heures. L’entrée au musée est payante, même si certaines parties ou certains espaces sont accessibles gratuitement.

Je souhaitais avoir un guide avant de filmer, mais on m’a expliqué que cela était compliqué, car il fallait réserver à l’avance. Il y avait bien la possibilité d’utiliser des audioguides, mais cette solution ne correspondait pas vraiment à mon objectif. Je voulais obtenir un son de qualité afin de pouvoir enregistrer et réaliser un reportage spécial.

Cela ne m’a toutefois pas empêché de poursuivre ma découverte. J’ai néanmoins pu visiter partiellement ce musée, durant le peu de temps dont je disposais encore, afin de découvrir cet imposant espace culturel qui abrite une grande variété d’œuvres d’art, notamment des tableaux, des statues, des sculptures et bien d’autres créations artistiques.

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Les Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique en bref

Les Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique (MRBAB) comptent parmi les grandes institutions culturelles de Bruxelles. Leur histoire remonte à 1801, lorsque Bonaparte crée un musée à Bruxelles. Après l’indépendance de la Belgique, les collections connaissent un important développement et l’institution devient progressivement un grand centre consacré à l’art belge et européen. En 1842, le musée est transféré à l’État belge et, en 1927, il adopte définitivement le nom de Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique.

Aujourd’hui, les collections regroupent environ 20 000 œuvres, couvrant la peinture, la sculpture et le dessin du XVe au XXIe siècle. Elles comprennent notamment des œuvres de Bruegel, Rubens, Van Dyck, Ensor, Khnopff, Delvaux et Magritte.

Le Musée Old Masters

Le Musée Old Masters est principalement consacré à l’art ancien, du XVe au XVIIIe siècle. Il présente une importante collection de peintures des anciens Pays-Bas méridionaux et de l’école flamande, avec notamment Rogier van der Weyden, Hans Memling, Jérôme Bosch, Pieter Bruegel l’Ancien, Rubens, Van Dyck et Jordaens. Des œuvres des écoles française et italienne complètent également cette collection.

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Le Musée Magritte

Le Musée Magritte, situé place Royale, est consacré au célèbre artiste surréaliste belge René Magritte. Sa collection, qui compte plus de 230 œuvres et archives, est considérée comme la plus importante au monde consacrée à l’artiste. Elle comprend des peintures, des gouaches, des dessins, des sculptures, des objets peints, des affiches, des photographies, des partitions et des films.

Le Musée Fin-de-Siècle

Le Musée Fin-de-Siècle, ouvert en 2013, était consacré à la riche effervescence artistique de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle en Belgique. On y retrouvait notamment des œuvres de James Ensor, Fernand Khnopff et Léon Spilliaert. Actuellement, ce musée est inaccessible en tant qu’espace autonome et ses collections sont progressivement réintégrées dans le parcours du Musée Old Masters.

Le Musée d’Art moderne

Le Musée d’Art moderne était consacré aux œuvres allant de la fin du XVIIIe siècle à l’art moderne et contemporain. Ses collections comprennent notamment des artistes tels que Salvador Dalí, Henri Matisse, Francis Bacon et Marcel Broodthaers. Comme le Musée Fin-de-Siècle, il n’est actuellement pas accessible en tant que musée séparé, certaines œuvres étant progressivement réintégrées au parcours permanent du Musée Old Masters.

Le Musée Wiertz

Le Musée Wiertz, installé dans l’ancienne maison et l’atelier du peintre et sculpteur Antoine Wiertz, présente son univers artistique et ses œuvres. Il est toutefois inaccessible au public depuis le 11 octobre 2024.

Le Musée Meunier

Le Musée Meunier, situé à Ixelles, occupe l’ancienne maison et l’atelier du peintre et sculpteur Constantin Meunier. Il permet de découvrir son œuvre et son intérêt particulier pour le monde du travail, l’industrie et la société de son époque.

Recherche, documentation et collections numériques

Les MRBAB jouent également un rôle important dans la recherche et la conservation du patrimoine artistique. Leur catalogue en ligne permet de consulter une partie importante des collections, dont certaines ont été numérisées en haute résolution.

Les Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique constituent donc bien davantage qu’un simple lieu d’exposition. Ils forment un vaste ensemble consacré à la conservation, la recherche, la documentation et la transmission de l’histoire de l’art, depuis les maîtres anciens jusqu’aux créations modernes et contemporaines.

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Dans les rues de Bruxelles : attention aux pavés

Après ma visite, je suis descendu par une petite ruelle située à côté du musée. Là encore, le sol est recouvert de pavés et de pierres irrégulières.

Durant mon séjour, j’avais déjà remarqué que plusieurs personnes trébuchaient lorsque leurs chaussures se heurtaient aux pierres qui ne sont pas toujours à la même hauteur. En circulant dans certaines rues de Belgique, il faut donc vraiment faire attention pour ne pas trébucher ou perdre l’équilibre.

La musique anime les abords du Mont des Arts

De l’autre côté, en contrebas, j’ai entendu de la musique et, naturellement, j’ai voulu aller voir ce qui se passait. Un monsieur jouait de la guitare, tandis qu’un autre jouait du saxophone, tous deux espérant recevoir une contribution des passants.

Beaucoup de touristes étaient assis dans cet espace, notamment devant le restaurant Château Moderne. L’endroit était animé et constituait manifestement un lieu de passage et de détente très fréquenté.

Château Moderne : une pause gourmande au pied des musées

Après ma visite, même partielle, des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, j’ai découvert Château Moderne, situé au Mont des Arts, en plein cœur de Bruxelles.

L’établissement bénéficie d’un emplacement particulièrement intéressant, à proximité immédiate des grands sites culturels de la capitale. Sa terrasse permet notamment de profiter de l’animation du Mont des Arts et des environs du Palais royal.

Château Moderne se présente comme un restaurant convivial où la tradition rencontre la modernité. Sa carte propose notamment des burgers, des frites, des plats à partager, des brunchs ainsi que différentes boissons et cocktails. Des options végétariennes, végétaliennes, sans lactose et sans gluten sont également proposées.

L’établissement possède un décor assez particulier. Avec son grand hall et son plafond aux formes circulaires, il m’a fait penser, par certains aspects, à une station de métro. On y trouve également un grand bar qui semble particulièrement fréquenté par les clients venus prendre des boissons, notamment de la bière et du vin.

Pourtant, lorsque j’ai reçu le menu, j’ai constaté qu’il y avait également un choix appréciable de plats. Comme je m’étais fixé pour objectif d’essayer un restaurant différent chaque jour afin de mieux découvrir les habitudes culinaires de Bruxelles, j’ai décidé de rester pour manger.

Un toast généreux à l’avocat, au saumon et à l’œuf

Cette fois, j’ai opté pour un toast à l’avocat, au saumon et à l’œuf, composé de pain balkanique grillé, avocat, œuf, saumon, oignons verts et flocons de piment. Le plat était accompagné d’un thé au jasmin.

La serveuse m’avait indiqué qu’il s’agissait d’un plat « normal », mais j’ai constaté qu’il était finalement très copieux et particulièrement rassasiant.

À première vue, le plat pouvait faire penser à une sorte de sandwich, mais il était beaucoup plus consistant que je ne l’imaginais. J’ai particulièrement apprécié l’avocat, car il est assez rare de trouver à l’étranger des avocats d’une aussi bonne qualité. Malheureusement, je ne pouvais pas savoir de quel pays provenait celui qui m’avait été servi.

La Place Royale, un véritable carrefour de vie

Après mon repas, j’ai continué à observer l’animation de la Place Royale. L’endroit était particulièrement mouvementé.

On y voyait des touristes marcher dans différentes directions ; certains prenaient des photos, d’autres filmaient. À côté d’eux, des personnes revenant de leur travail semblaient pressées. Certaines couraient pour ne pas rater leur bus ou leur métro.

J’ai également remarqué des personnes handicapées circulant en chaise roulante, ainsi que des personnes aveugles avançant avec leur canne. À cela s’ajoutaient de nombreux passants et même des amateurs de jogging pratiquant leur sport favori.

La Place Royale offre donc un véritable spectacle de la vie bruxelloise : touristes, travailleurs, sportifs, personnes à mobilité réduite, passants et artistes de rue s’y croisent constamment.

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La baisse de l’attractivité touristique des États-Unis profite-t-elle à l’Europe ?

Cette forte fréquentation m’a une nouvelle fois donné le sentiment que la Belgique est véritablement un pays touristique. On avait même l’impression que beaucoup de personnes présentes dans cet espace étaient des touristes, peut-être particulièrement des Européens.

Cette observation m’a amené à réfléchir à l’évolution du tourisme international. En cette période marquée par le durcissement de la politique migratoire et des contrôles aux frontières américaines, l’attractivité touristique des États-Unis semble connaître un certain ralentissement auprès d’une partie des voyageurs internationaux, notamment européens.

Selon les chiffres du National Travel and Tourism Office (NTTO), les arrivées internationales aux États-Unis ont connu un recul, tendance qui s’est également poursuivie en 2026. Ces données témoignent d’un ralentissement du tourisme international vers les États-Unis, dans un contexte où les politiques migratoires, les contrôles à l’entrée et le climat général entourant les voyages peuvent influencer les choix de certains visiteurs.

Cette situation pourrait donc, dans une certaine mesure, profiter aux destinations européennes, et notamment à des villes touristiques comme Bruxelles, qui continuent d’attirer des visiteurs venus de différents pays.

Une rencontre quotidienne au jardin des sculptures ?

En rentrant à l’hôtel, j’ai jeté un coup d’œil à la petite place du jardin des sculptures, située à proximité des Musées royaux des Beaux-Arts.

Curieusement, à la même heure, la veille, j’avais aperçu un couple d’amoureux qui s’embrassait. Et ce jeudi, je les ai de nouveau vus au même endroit. Cette fois-ci, cependant, ils tournaient le dos à la rue.

Je me suis alors demandé s’il ne s’agissait pas tout simplement de leur rendez-vous quotidien d’amoureux. Ils n’étaient pas en train de s’embrasser cette fois-ci, mais leur présence répétée sur cette petite place publique, aménagée au pied des Musées royaux des Beaux-Arts, avait quelque chose d’amusant et d’intrigant.

Les voitures électriques et les bornes de recharge dans les rues de Bruxelles

Au cours de mes déplacements dans Bruxelles, j’ai également remarqué la présence croissante de voitures électriques et de bornes de recharge installées dans les rues.

Parmi les réseaux que l’on peut rencontrer figure EnergyDrive, qui participe au développement des infrastructures de recharge publiques. EnergyDrive n’est toutefois pas le seul opérateur présent en Belgique. On trouve également des réseaux tels que TotalEnergies, Allego, IONITY et D’Ieteren Energy, qui proposent différents services de recharge pour les véhicules électriques.

Il est important de préciser que la recharge sur ces bornes n’est généralement pas gratuite. Le prix dépend notamment de la puissance de la borne, de l’opérateur et du mode de paiement utilisé. Les tarifs peuvent ainsi varier sensiblement d’un réseau à l’autre.

À Bruxelles, une autre évolution est prévue : à partir du 1er octobre 2026, un tarif de rotation de 0,06 € par minute sera appliqué aux véhicules qui restent connectés à certaines bornes publiques pendant plus de six heures entre 9 h et 22 h. L’objectif est d’éviter que les bornes soient utilisées comme de simples places de stationnement et de permettre à davantage d’automobilistes d’y accéder.

Vers une multiplication des bornes de recharge

Je pense que le nombre de stations et de bornes de recharge devra probablement augmenter au fur et à mesure que les véhicules électriques remplaceront progressivement les véhicules fonctionnant à l’essence.

Aujourd’hui, les propriétaires de voitures électriques ont également la possibilité de recharger leur véhicule à domicile, moyennant l’installation et l’achat d’un système individuel de recharge.

En observant cette évolution dans les rues de Bruxelles, je constate une fois encore que le voyage permet de découvrir non seulement les monuments et les musées d’une ville, mais également ses nouvelles habitudes de vie, ses transformations urbaines et les changements qui accompagnent progressivement la mobilité moderne.

Joël Lorquet, PhD


Récit de voyage/ Belgique

Vendredi 4 septembre 2026

Bruxelles, entre institutions, diplomatie et culture : récit d’une journée au Parlement européen, à l’ambassade d’Haïti et au festival Belgian Beer Weekend

Par : Joël Lorquet, PhD

Une journée au Parlement européen : découverte d’une institution au cœur de la construction européenne à Bruxelles

Nous sommes déjà le vendredi 4 septembre 2026. La veille, je m’étais couché un peu plus tôt afin de pouvoir me réveiller à temps. Nous devions en effet arriver au lieu de rendez-vous à 8 h 50, et je tenais à ne pas être en retard. Aujourd’hui, contrairement aux jours précédents, nous n’allions pas avoir cours en salle : nous devions visiter le Parlement européen à Bruxelles.

J’ai donc quitté l’hôtel à pied pour me rendre au Parlement. Je faisais le trajet en compagnie d’un collègue originaire du Bangladesh. Nous avons marché ensemble tout en discutant de choses et d’autres. Il me parlait de son pays, une nation qui, selon lui, déploie de nombreux efforts pour poursuivre son développement.

Une conversation sur le Bangladesh et Muhammad Yunus

Au cours de notre conversation, je lui ai parlé de Muhammad Yunus, l’économiste bangladais qui a reçu le prix Nobel de la paix en 2006. À ma grande surprise, il m’a dit qu’il le connaissait personnellement.

Je lui ai alors expliqué que Muhammad Yunus avait effectué plusieurs visites en Haïti. Sa première visite documentée avait eu lieu en octobre 2011, après le séisme de janvier 2010. Il était ensuite revenu en Haïti en octobre 2012, puis en octobre 2013, notamment pour promouvoir son modèle de « social business » et soutenir des projets économiques dans le pays.

Mon collègue m’a expliqué que Yunus était très connu à travers le monde et qu’il avait beaucoup fait pour le Bangladesh.

— Muhammad Yunus est une personnalité qui aurait même pu devenir président de la République, lui ai-je fait remarquer.

Il m’a alors rappelé que Muhammad Yunus avait dirigé le gouvernement de transition du Bangladesh en qualité de conseiller en chef à partir d’août 2024, après la démission de la Première ministre Sheikh Hasina, et qu’il avait occupé cette fonction jusqu’en février 2026. Figure internationale du microcrédit et du développement économique, Muhammad Yunus est également connu pour avoir fondé la Grameen Bank.

Cependant, selon mon interlocuteur, Yunus s’était rendu compte que les changements qu’il souhaitait apporter étaient extrêmement difficiles à réaliser. Il voulait notamment s’attaquer au problème de la corruption, mais il aurait compris qu’une réforme menée brutalement risquait de provoquer de graves perturbations dans le pays. Il faudrait peut-être, selon lui, des dizaines d’années pour parvenir à éradiquer véritablement la corruption.

L’éducation plutôt que la politique

Mon collègue m’a également expliqué que Muhammad Yunus avait refusé de retourner dans la politique, estimant qu’il pouvait être plus utile dans le domaine de l’éducation. C’est dans cette perspective qu’il aurait contribué à la création de la Grameen University, une université créée au Bangladesh en 2025.

Cette institution s’inscrit dans sa vision d’un enseignement supérieur axé sur l’innovation sociale, l’entrepreneuriat et la recherche de solutions aux grands défis économiques et sociaux. Elle vise notamment à former des jeunes capables de contribuer au processus de développement de leur pays.

Notre conversation m’a particulièrement intéressé, car elle m’a permis de mieux comprendre la vision de cet homme dont le nom est étroitement associé au développement économique et social du Bangladesh.

Du Bangladesh à Haïti : le souvenir de la crise du choléra

Mon interlocuteur m’a également informé qu’à une certaine époque, Haïti était confrontée à un grave problème de choléra. Selon ses explications, Bill Gates et l’économiste Muhammad Yunus auraient contribué aux efforts visant à trouver des solutions à cette crise, en collaboration avec des experts qui auraient développé des systèmes de conservation ainsi que des solutions liées aux vaccins.

Il a également évoqué l’utilisation de la pelure de banane, qui aurait été étudiée dans le cadre de recherches destinées à apporter des réponses à cette grave crise sanitaire.

Selon son récit, ces solutions auraient notamment permis de transporter des vaccins vers les provinces en quelques heures sans devoir les conserver dans un réfrigérateur, ce qui aurait été particulièrement difficile dans certaines régions du pays.

Cette conversation m’a naturellement amené à réfléchir aux possibilités de coopération entre Haïti et le Bangladesh, particulièrement dans le domaine de l’éducation.

L’idée d’un partenariat entre Haïti et le Bangladesh

Je lui ai alors fait part de mon intérêt à me rendre un jour au Bangladesh afin de rencontrer Muhammad Yunus et d’envisager éventuellement le développement d’un partenariat entre la Fondation Lorquet et son université.

Mon idée serait notamment de rechercher les possibilités d’octroyer des bourses d’études à de jeunes Haïtiens, afin de leur permettre de bénéficier d’une formation susceptible de contribuer au développement de leur pays.

Il m’a répondu que cette possibilité était tout à fait envisageable, mais qu’il faudrait, selon lui, se rendre au Bangladesh afin de discuter concrètement du projet et, éventuellement, de signer un protocole d’accord.

Cette perspective m’a particulièrement intéressé. Elle montre à mes yeux que les échanges entre les peuples peuvent parfois commencer de manière très simple, au détour d’une conversation entre deux personnes qui marchent ensemble dans une ville étrangère.

Une réflexion sur les relations entre Haïti et le Bangladesh

À noter qu’actuellement, Haïti et le Bangladesh n’entretiennent pas de relations diplomatiques officielles. Il serait néanmoins intéressant d’envisager le développement d’une coopération entre les deux pays, notamment dans les domaines de l’éducation, de l’économie, de la santé et du développement social.

Pourquoi ne pas réfléchir également, à terme, à l’établissement d’une représentation diplomatique dans chacun des deux pays ? Une telle initiative pourrait contribuer à favoriser les échanges, à développer la coopération et à renforcer les liens entre les peuples haïtien et bangladais.

Quelques instants plus tard, nous étions déjà arrivés au Parlement européen.

À la découverte du Parlement européen

La visite du Parlement européen constituait l’un des moments importants de cette journée. Cette institution de l’Union européenne représente directement les citoyens des États membres. Ses origines remontent à 1952, avec la création de l’Assemblée commune de la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA). En 1962, cette assemblée prend officiellement le nom de Parlement européen. Depuis 1979, ses membres, les députés européens, sont élus au suffrage universel direct par les citoyens des États membres.

Au fil de la construction européenne, notamment grâce aux traités de Maastricht, d’Amsterdam et de Lisbonne, le Parlement européen a progressivement vu ses compétences s’élargir. Il exerce aujourd’hui des responsabilités importantes dans les domaines législatif, budgétaire et du contrôle politique, tout en constituant un espace majeur de représentation et de débat démocratique au sein de l’Union européenne.

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Les principales missions du Parlement européen

Le Parlement européen exerce principalement trois grandes fonctions.

Sur le plan législatif, il adopte les lois européennes conjointement avec le Conseil de l’Union européenne, généralement sur la base des propositions présentées par la Commission européenne. Il participe ainsi à l’élaboration des règles qui s’appliquent dans les différents États membres.

Sur le plan budgétaire, il participe, avec le Conseil, à l’adoption du budget annuel de l’Union européenne et exerce un contrôle sur l’utilisation des fonds européens. Cette responsabilité lui permet notamment de veiller à la manière dont les ressources de l’Union sont utilisées.

Enfin, dans le domaine du contrôle politique, le Parlement surveille l’action des institutions européennes, notamment celle de la Commission européenne. Il peut interroger les responsables européens, examiner leurs décisions et leur demander de rendre compte de leur action.

Au-delà de ces fonctions institutionnelles, le Parlement européen représente les citoyens de l’Union et constitue un espace de discussion et de confrontation des idées sur les grandes questions qui concernent l’avenir de l’Europe.

Une institution organisée autour de plusieurs structures

Pour assurer ses différentes missions, le Parlement européen fonctionne à travers plusieurs structures complémentaires.

La séance plénière réunit l’ensemble des députés européens. C’est notamment au cours des sessions plénières que les parlementaires débattent des grandes questions européennes et procèdent aux votes sur les textes et les résolutions.

Les commissions parlementaires sont des instances spécialisées qui examinent les projets de loi et travaillent sur des domaines particuliers tels que les affaires étrangères, l’économie, l’environnement, les transports, les libertés civiles ou encore les droits de l’homme.

Les députés se regroupent également au sein de groupes politiques, principalement en fonction de leurs orientations et sensibilités politiques à l’échelle européenne.

Le Bureau est notamment chargé des questions administratives, financières et de l’organisation interne de l’institution. Il travaille en étroite relation avec les différentes structures administratives du Parlement.

Le Secrétariat général, pour sa part, fournit l’assistance administrative, juridique, linguistique et technique indispensable au fonctionnement quotidien du Parlement et à l’exercice des missions des députés européens.

Des services destinés aux citoyens et aux visiteurs

Le Parlement européen met également à la disposition du public différents services destinés à favoriser l’information, la découverte et la compréhension de l’Union européenne.

Le service d’information aux citoyens permet notamment d’obtenir des renseignements sur l’Union européenne, ses institutions, ses politiques et son fonctionnement. Des centres de visiteurs proposent également des espaces de découverte permettant de mieux comprendre le rôle du Parlement et le travail de ses membres.

Des visites guidées et visites de groupes sont organisées dans les bâtiments parlementaires. Le Parlement dispose également de différents services d’information et de documentation donnant accès à des renseignements sur ses travaux, les textes législatifs et les principales activités de l’institution.

Les médias bénéficient de services spécifiques comprenant notamment des informations sur les activités parlementaires, les débats, les conférences de presse et diverses ressources audiovisuelles.

Compte tenu du caractère multilingue de l’Union européenne, des services d’interprétation et de traduction sont également assurés dans les différentes langues officielles de l’Union.

Le Parlement européen dispose principalement de sièges et de lieux de travail à Bruxelles, Strasbourg et Luxembourg. Bruxelles accueille notamment les commissions parlementaires et une grande partie des activités parlementaires, tandis que les sessions plénières officielles se tiennent principalement à Strasbourg. Luxembourg accueille notamment d’importants services administratifs du Parlement.

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Les espaces de découverte du Parlement européen

Au cours de ma découverte du Parlement européen à Bruxelles, j’ai également eu l’occasion de m’intéresser aux différents espaces aménagés pour accueillir, informer et sensibiliser les visiteurs.

Ces lieux permettent d’aller au-delà de la seule présentation du fonctionnement institutionnel du Parlement. Ils offrent également la possibilité de mieux comprendre l’histoire de l’Europe, ses valeurs, ses institutions et les grands événements qui ont contribué à façonner le continent.

Parmi ces espaces figure notamment la Maison de l’histoire européenne, qui propose un parcours consacré à l’histoire du continent. À travers des documents, des objets, des témoignages et différentes présentations, elle permet de mieux comprendre les grandes étapes de l’histoire européenne, les transformations politiques et sociales ainsi que les événements qui ont marqué l’Europe contemporaine.

Cette découverte permet notamment de replacer la construction de l’Union européenne dans son contexte historique et de mieux comprendre les défis auxquels le continent a été confronté au cours des différentes périodes de son histoire.

J’ai également découvert l’Info Hub, un espace d’information et de découverte consacré au Parlement européen et à l’Union européenne. Il permet aux visiteurs de s’informer sur le fonctionnement des institutions européennes, le travail des députés et les principales activités du Parlement. Grâce à une approche accessible et interactive, cet espace contribue à rapprocher les citoyens des institutions européennes.

Un autre lieu qui a particulièrement retenu mon attention est la Promenade de la liberté Sakharov, qui rend hommage à Andreï Sakharov, physicien soviétique devenu une figure importante de la défense des droits de l’homme, de la liberté de pensée et des libertés fondamentales.

Son nom est également associé au prix Sakharov pour la liberté de l’esprit, décerné chaque année par le Parlement européen à des personnes ou à des organisations qui se distinguent par leur contribution à la défense des droits de l’homme et des libertés fondamentales.

Le Jardin des citoyens constitue une autre composante intéressante de cet ensemble. Cet espace extérieur, situé au cœur du quartier européen de Bruxelles, offre un cadre plus ouvert et convivial. Il peut servir de lieu de rencontre, de détente et d’échange, tout en rappelant que les institutions européennes sont avant tout au service des citoyens qu’elles représentent.

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Une dimension humaine et pédagogique

À travers la découverte de la Maison de l’histoire européenne, de l’Info Hub, de la Promenade de la liberté Sakharov et du Jardin des citoyens, j’ai ainsi pu découvrir une dimension plus humaine et pédagogique du Parlement européen.

Au-delà de ses responsabilités législatives, budgétaires et politiques, le Parlement cherche également à informer, sensibiliser et rapprocher les citoyens des institutions européennes.

Ces différents espaces permettent de mieux comprendre non seulement le fonctionnement de l’Union européenne, mais aussi les valeurs sur lesquelles repose son projet : la démocratie, la liberté, les droits de l’homme, la paix, la participation citoyenne et le respect de la diversité.

Pour moi, cette visite a été particulièrement enrichissante. Elle m’a permis de mieux percevoir le lien entre l’histoire de l’Europe, la construction de ses institutions et la participation des citoyens à la vie démocratique.

Elle montre aussi que le Parlement européen n’est pas uniquement un lieu où sont discutées et votées des décisions politiques : c’est également un espace de mémoire, d’information, de dialogue et de réflexion sur l’avenir de l’Europe.

Après la visite, nous sommes passés par la boutique, où j’ai acheté quelques souvenirs.

Un déjeuner avant de poursuivre ma journée

Après cette visite, nous sommes retournés à pied vers notre lieu habituel de cours. En chemin, nous nous sommes arrêtés dans un restaurant du quartier pour déjeuner et déguster un peu de café.

Comme il s’agissait de notre dernier jour, les cours se sont terminés à 13 h 30, comme prévu.

Mais ma journée était loin d’être terminée.

Joël Lorquet, PhD

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