Jake Johnston : « The Haitian government paid its US lobbyist, Continental Strategy, $315k for just under 4 months of work from mid-October 2025 through February 2026. The firm, run by Carlos Trujillo, one of Rubio’s close friends, reported making two phone calls, according to FARA disclosures.«
Le 23 janvier 2026, le Département d’État américain rend public un entretien téléphonique entre Marco Rubio et Alix Didier Fils-Aimé. Rubio défend explicitement le maintien du Premier ministre et avertit les dirigeants haïtiens qu’ils doivent “choisir la stabilité du pays”.
Port-au-Prince/Washington — Le chercheur et journaliste américain Jake Johnston a remis au centre du débat un document FARA indiquant que le gouvernement haïtien a versé 314 940 dollars à Continental Strategy, la firme de lobbying dirigée par Carlos Trujillo, ancien ambassadeur américain à l’OEA et proche de Marco Rubio.
La chronologie interpelle. Le 23 janvier 2026, au moment où plusieurs membres du CPT tentaient d’écarter Alix Didier Fils-Aimé, Marco Rubio appelle directement le Premier ministre haïtien et Washington affiche publiquement son opposition à son renvoi. Quelques jours plus tard, des restrictions de visas frappent des membres du CPT, tandis que trois bâtiments militaires américains patrouillent dans la baie de Port-au-Prince à l’approche du 7 février.
Aucun document public ne permet d’affirmer que les 314 940 dollars ont « acheté » l’appel de Rubio ou déterminé la position américaine. Mais le mandat de Continental Strategy portait précisément sur les relations gouvernementales, l’accès aux décideurs américains et la défense des intérêts du gouvernement haïtien à Washington.
Le 7 février, le CPT quitte le pouvoir et Fils-Aimé reste en fonction, conformément à la position publiquement défendue par Washington. Dès lors, une question demeure : quelles démarches précises la firme de Carlos Trujillo a-t-elle menées pendant les semaines où le maintien de Fils-Aimé se jouait entre Port-au-Prince et Washington ?
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