Dans ce quartier de la capitale, Port-au-Prince, certains riverains qui avaient fui la violence des gangs reviennent chez eux, épuisés par les conditions de vie très difficiles dans les camps de déplacés. Mais la zone n’est pas encore totalement repassée sous le contrôle des forces de sécurité.
Des habitants abandonnés face aux gangs
Derrière ces retours, se cache une inquiétude majeure : la sécurité. Les habitants disent vouloir retrouver leur quartier, mais réclament d’abord des garanties pour pouvoir y vivre et circuler librement. En l’absence d’un contrôle total de l’État, des brigades d’autodéfense tentent de maintenir une présence dans certaines zones. Les organisations de défense des droits humains alertent sur les risques auxquels s’exposent des habitants qui regagnent une zone où l’autorité de l’État reste limitée. « Le retour des populations déplacées ne constitue pas une victoire sécuritaire. Il s’agit plutôt d’un abandon orchestré. Aujourd’hui, la population qui regagne ces zones fait face à une double menace : d’un côté, la terreur des groupes armés et, de l’autre, les exécutions sommaires qui pourraient être perpétrées lors des opérations de ratissage menées par les forces de l’ordre », craint Darbenski Gilbert, de l’Ordre des défenseurs des droits humains.
Chili : craintes de privatisation du géant du cuivre Codelco
Ce lundi 10 août 2026, le gouvernement chilien d’extrême-droite a annoncé que pour la première fois de l’histoire du pays, le géant public du cuivre Codelco pourra garder dans ses caisses 100% de ses bénéfices engrangés en 2025, afin de diminuer sa dette de réinvestir cet argent dans l’entreprise. Le chiffre exact du manque à gagner pour le budget du pays n’a pas été dévoilé, mais ces bénéfices s’élevaient à 2,4 milliards de dollars l’an dernier (2025). Le cuivre est la principale richesse du pays (plus de la moitié de ses exportations) et Codelco contribue fortement au budget de l’État.
Cette décision intervient deux semaines après qu’Arturo Squella, sénateur et chef de file du Parti Républicain (le parti du président d’extrême-droite José Antonio Kast) a dit dans une interview que privatiser l’entreprise publique du cuivre devait être la prochaine étape pour le gouvernement. La déclaration a suscité de nombreuses critiques et a finalement été démentie par le ministre de l’Économie et des Mines. Elle suscite toutefois des craintes chez certains syndicats de mineurs.
Codelco est issue de la nationalisation du cuivre décidée sous la présidence du socialiste Salvador Allende, renversé par un coup d’État militaire en 1973. Cette politique était le symbole de la réappropriation par les Chiliens de leurs ressources naturelles, qui devaient contribuer à financer des services publics comme l’école ou la santé.
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Au Mexique, une cérémonie pour invoquer la pluie
Le réchauffement climatique (provoqué par les activités humaines) et les phénomènes comme El Niño provoquent des événements extrêmes auxquels les populations rurales sont les plus vulnérables. À la fin de la saison sèche au Mexique, quand les chaleurs sont intenses et les incendies trop fréquents, dans quelques villages des montagnes de l’État de Guerrero perdure une cérémonie : la bagarre des tigres. Dédiée à la divinité de la pluie Tlalóc (qui présente les traits d’un jaguar), ce rituel invite les habitants à se battre en duel jusqu’au sang. Une goutte de sang versée sur la terre aurait la vertu d’appeler la pluie et serait la promesse de belles récoltes, explique Gwendolina Duval dans son reportage.
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Dans le journal de La 1ère…
La «galère » pour les utilisateurs des transports en commun en Martinique. Avec Benoît Ferrand, d’Outre-mer La 1ère.