Les groupes armés haïtiens, qui contrôlent près de 85% de la capitale, ont mis en place des «franchises criminelles» pour étendre leur emprise sur Port-au-Prince ou encore sur la région de l’Artibonite. C’est ce que souligne un nouveau rapport de Global Initiative Against Transnational Organized Crime (GI-TOC).
Cuba : l’arrivée d’un pétrolier russe, un répit relatif
Un pétrolier russe, l’Anatoly Kolodkin, est entré dimanche (29 mars 2026) dans les eaux territoriales cubaines. Il s’agit du premier tanker à atteindre l’île depuis que les États-Unis ont renforcé en janvier 2026 leur embargo et interdit les livraisons de pétrole vers Cuba. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, s’est félicité de cette arrivée. Quelques heures plus tôt, le président américain Donald Trump avait pris acte de cette livraison imminente depuis l’avion présidentiel Air Force One, devant des journalistes : « Ça ne nous dérange pas qu’ils reçoivent cette cargaison de pétrole. Ils en ont besoin, il faut bien qu’ils survivent. Si un pays veut envoyer du pétrole à Cuba en ce moment, ça ne me pose aucun problème. Cuba est finie. Elle a un mauvais régime, des dirigeants très mauvais et corrompus. Et qu’elle reçoive ou non ce pétrole, ça n’a aucune importance. »
Pourtant, moins de deux semaines auparavant, Washington assurait vouloir maintenir son blocus énergétique contre l’île. D’autre part, selon Reuters, environ 30 000 barils auraient déjà été expédiés par les États-Unis vers l’île depuis février 2026, mais uniquement pour le secteur privé. Une quantité infime à l’échelle du pays.
Une dizaine de jours de consommation
Le pétrolier russe transporte un peu plus de 700 000 barils de brut, ce qui pourrait représenter une dizaine de jours de consommation pour Cuba. Mais avant d’être utilisé, ce pétrole doit encore être raffiné, un processus qui nécessite deux à trois semaines, avant de pouvoir le livrer aux centrales électriques et aux stations-service. « Cela aidera à atténuer un peu la grave crise que connaît le pays, reconnaît Elias Amor, économiste cubain installé en Espagne. D’un point de vue économique, l’arrivée d’un bateau comme celui-ci peut aider par exemple à améliorer la production d’électricité, au lieu d’utiliser le pétrole cubain, qui est de très mauvaise qualité, dans les centrales électriques. Mais ça ne va pas résoudre la situation que traverse Cuba», assure-t-il. Cuba produit une partie de son propre pétrole, qui couvre jusqu’à 40% de ses besoins. Mais ce brut local, lourd et de mauvaise qualité, abîme les centrales quand il n’est pas mélangé à un pétrole plus léger.
Une crise énergétique ancienne
La fin des livraisons de pétrole par le Venezuela et le Mexique, conséquence du durcissement de la politique américaine, a aggravé la situation, mais les Cubains subissent des coupures de courant de plus en plus longues depuis plus de 18 mois déjà et les racines de la crise sont plus profondes encore, estime Elias Amor. « Les problèmes de Cuba concernant le pétrole ne sont pas nouveaux. Ils ne datent pas de la dernière décision de Donald Trump. Cuba n’a pas les moyens d’accéder au marché mondial du pétrole. Elle ne paye pas ses dettes, n’a pas de capacités de financement donc elle ne peut pas acheter de pétrole », faute de devises étrangères, insiste-t-il. L’embargo états-unien, imposé depuis six décennies, pèse également sur l’économie du pays, de plus en plus isolé sur la scène internationale depuis la chute de l’URSS puis, bien plus récemment, l’enlèvement du président vénézuélien Nicolas Maduro. Depuis 2020, le PIB cubain a chuté de 15%. Il devrait encore reculer cette année (2026).
Dans le journal de La 1ère…
En Martinique, les planteurs de canne à sucre sont optimistes et espèrent récolter 200 000 tonnes cette année, malgré les fortes pluies de ce mois de mars 2026, explique Serge Massau, d’Outre-mer La 1ère.