Une étude révèle la présence de produits chimiques dangereux dans des extensions capillaires largement utilisées.
Une étude scientifique internationale met en lumière des risques préoccupants liés aux extensions capillaires, communément appelées « Fo Cheve » en créole haïtien.
Selon des travaux publiés dans le Journal of the American Chemical Society et relayés par BBC Afrique, ces produits, utilisés par des millions de femmes à travers le monde, pourraient contenir des substances chimiques associées au cancer du sein, à des dérèglements hormonaux et à des troubles de la reproduction.
Menée sur 43 échantillons comprenant des perruques, mèches à tresser, tissages et extensions à clips, l’étude a permis d’identifier 170 substances chimiques. Parmi celles-ci, 48 figurent sur des listes internationales de produits dangereux, notamment celles établies par des organismes comme l’ONU et l’Agence européenne des produits chimiques.
Les chercheurs indiquent également avoir détecté 17 substances liées au cancer du sein dans 36 échantillons analysés. Près de 10 % des produits contenaient des composés organostanniques, généralement utilisés dans la fabrication de plastiques ignifuges.
« Nous faisons confiance à des entreprises qui ne sont pas toujours soumises à des obligations strictes en matière de sécurité des produits », a déclaré la Dr Elissia Franklin, auteure principale de l’étude, soulignant les lacunes en matière de réglementation.
Les scientifiques insistent sur le fait que ces produits peuvent représenter un risque particulier en raison de leur utilisation prolongée. Portées pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois, les extensions restent en contact direct avec le cuir chevelu et la peau.
Parmi les substances identifiées figurent notamment le phénol et le phtalate de bis(2-éthylhexyle), connus pour leurs effets perturbateurs sur le système hormonal.
Selon les chercheurs, ces composés pourraient entraîner des effets biologiques similaires à ceux de certains agents cancérigènes, augmentant les risques à long terme.
Dans un contexte où le marché mondial des extensions capillaires est en pleine croissance, ces révélations relancent le débat sur la sécurité des produits cosmétiques, notamment pour les femmes qui y ont recours pour des raisons esthétiques ou culturelles.
Face à ces constats, les scientifiques appellent à un renforcement des normes de fabrication, à plus de transparence de la part des marques et à une meilleure sensibilisation des consommatrices.
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