L’Argentine commémore aujourd’hui les 50 ans du coup d’État militaire. Le 24 mars 1976, sous prétexte de lutter contre la subversion communiste, une junte militaire renverse le gouvernement démocratique et prend le pouvoir. Jusqu’en 1983, la junte met en place un plan systématique de disparition forcée des opposants qui fait 30 000 victimes selon les organisations de mémoire, dont une vingtaine de Français, dont Françoise Dauthier.
Un demi-siècle plus tard, sa petite-fille s’est lancée dans un projet artistique, mémoriel et identitaire sur les traces de sa grand-mère disparue. Notre correspondant Théo Conscience l’a rencontrée à Buenos Aires.
Nouvelles révélations sur les liens en Javier Milei et Mauricio Novelli, impliqué dans le scandale de la cryptomonnaie $LIBRA
L’homme avait ses entrées à la Casa Rosada, le palais présidentiel, nous apprend La Nacion. Quelques mois avant l’affaire $LIBRA, Mauricio Novelli présente à Javier Milei « deux projets confidentiels pour monétiser l’image présidentielle », écrit le quotidien. Il lui propose de frapper des pièces d’or et d’argent à son effigie et de lancer une ligne de vêtements : tee-shirts, casquettes, capes de pluie, sac à dos et même des tronçonneuses et des boissons énergisantes reprenant des slogans ou des photos du président. L’idée, précise La Nacion, ce n’est pas seulement de vendre des objets. Non, c’est de vendre un « lifestyle », un style de vie reposant sur l’image de Javier Milei, comme le font les célébrités.
Les deux projets n’ont jamais abouti parce que le scandale LIBRA a éclaté, indique La Nacion. Mais aussi parce que certains, au sein de l’équipe de Javier Milei, ne les voyaient pas d’un très bon œil, estimant qu’éthiquement, un président ne peut pas faire ce genre de choses.
À Cuba, la flottille internationale « Nuestra América » suscite des critiques
Oui, ce convoi qui a pour objectif d’acheminer de l’aide et de dénoncer le blocus américain, fait l’objet de railleries. Dans un éditorial, le Washington Post traite les membres de cette opération – certains, comme Jeremy Corbin ou Pablo Iglesias, sont arrivés ce week-end par avion, d’autres sont encore en mer – d’« idiots utiles ». « Se rendre dans un pays pauvre et séjourner dans un hôtel 5 étoiles, quel bel exemple de solidarité ! », ironise le quotidien. Samedi, l’hôtel dans lequel certains manifestants avaient de l’électricité grâce à un générateur, alors que tout le pays connaissait sa 2è coupure générale, en quelques jours, raconte le New York Times. « Socialistes au champagne », « gauche caviar »… Sur les réseaux sociaux, les critiques pleuvent, rapporte le quotidien. Des critiques qui viennent de Cubains en exil hostiles au régime mais aussi de Cubains qui vivent toujours sur l’île, notamment Yoani Sanchez, célèbre journaliste indépendante, qui a dénoncé sur X la rencontre entre des membres de la flottille et le président cubain, Miguel Diaz-Canel, relève le New York Times. « Ils affirment qu’ils sont venus soutenir le peuple cubain » (…) mais « ils se prennent en photo avec ceux qui nous oppriment. Ils sourient avec ceux qui détruisent notre nation. » « La vérité, c’est que les États-Unis n’ont pas fait autant de mal à Cuba que la dictature communiste », abonde le Washington Post. Pour le quotidien, les membres de la flottille ne s’intéressent à Cuba que parce que cela leur permet de critiquer l’administration Trump.
Aux États-Unis, le Pentagone durcit les restrictions imposées aux journalistes
Les journalistes ne sont plus du tout les bienvenus. « Ils devront quitter l’espace de travail qui leur était réservé jusqu’à présent au sein du célèbre bâtiment (le « couloir de correspondants », voilà comment s’appelle cette zone réservée à la presse) et devront s’installer dans un autre immeuble à part », écrit le Washington Post. Les journalistes ne pourront plus entrer dans le Pentagone quand ils le souhaitent. Ils devront être accompagnés par des personnels du ministère de la Défense.
Officiellement, ces nouvelles règles sont dues à des raisons de sécurité. Mais le Washington Post souligne qu’elles ont été annoncées juste après un revers judiciaire important. Vendredi, un juge a déclaré inconstitutionnelle la politique d’accréditation du Pentagone. Politique qu’avaient refusée la plupart des grands médias qui avaient donc perdu leur accès au Pentagone. Aujourd’hui, ils peuvent à nouveau travailler au Pentagone mais dans des conditions très limitées. Alors que le pays est intervenu au Venezuela et est actuellement en guerre contre l’Iran, « nous nous demandons pourquoi le Pentagone choisit de réduire la liberté de la presse qui est essentielle », écrit l’Assocation de la presse du Pentagone. Le New York Times a annoncé qu’il allait à nouveau saisir la justice.
Haïti : inquiétudes autour de la situation à Pétion-Ville
Comme tous les mardis, Anne Cantener s’entretient de l’actualité haïtienne avec Gotson Pierre, directeur d’Alterpresse. Le journaliste parle de la situation à Pétion-Ville où « se concentrent bureaux et activités administratives » et où « la densité de population a explosé » sans aménagement, ni infrastructures adaptés. Or, il s’agit d’une zone sismique, s’inquiète Alterpresse.
L’agence de presse relaie, par ailleurs, l’appel des étudiants en médecine qui dénoncent la fermeture de l’hôpital général de Port-au-Prince depuis plus de deux. « Afin d’assurer la continuité des soins et de leur formation médicale, ils réclament la relocalisation de l’établissement dans des locaux à la périphérie de la capitale », explique Gotson Pierre.
Le journal de la 1ère
Une nouvelle tendance en Martinique, à l’occasion des élections municipales qui viennent de s’achever : les listes « sans étiquette ».