De puissantes explosions ont de nouveau secoué la capitale iranienne mardi, au quatrième jour de la guerre déclenchée par Israël et les États-Unis contre l’Iran. Le président américain Donald Trump a affirmé avoir « presque tout détruit » en Iran.
Selon des journalistes de l’Agence France-Presse sur place, des colonnes de fumée étaient visibles dans plusieurs quartiers de Téhéran, notamment autour de bâtiments gouvernementaux. Parmi les sites touchés figure l’institution chargée de désigner le successeur du guide suprême Ali Khamenei, tué au début du conflit.
Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a déclaré qu’Israël poursuivait ses frappes « avec force », visant notamment des infrastructures militaires et stratégiques, dont des installations liées aux missiles balistiques et l’aéroport Mehrabad.
En réponse, l’Iran a lancé de nouvelles salves de missiles contre Israël et multiplié les attaques de drones contre des cibles dans le Golfe, notamment à Dubaï et en Arabie saoudite. Une base américaine à Bahreïn aurait également été visée.
Les ambassades américaines au Koweït et à Bahreïn ont fermé temporairement, tandis que Washington a ordonné le départ de son personnel diplomatique non essentiel de plusieurs pays de la région.
Le conflit s’est également propagé au Liban, où le Hezbollah a lancé des roquettes contre des bases israéliennes, affirmant agir pour « venger » la mort d’Ali Khamenei. Israël dit avoir frappé 160 cibles du mouvement pro-iranien et annoncé la prise de contrôle d’une « zone tampon » au sud du Liban.
Selon les autorités libanaises, au moins 52 personnes ont été tuées et plus de 58 000 déplacées depuis l’extension des hostilités.
Washington affirme vouloir empêcher l’Iran d’accéder à l’arme nucléaire, une intention que Téhéran dément. L’armée israélienne dit avoir détruit un centre souterrain clé du programme nucléaire iranien dans la région de Téhéran.
Sur le plan économique, les marchés mondiaux accusent le coup. Les prix du pétrole et du gaz flambent, notamment en raison des tensions autour du détroit d’Ormuz, par lequel transite environ 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondiaux. Un général des Gardiens de la Révolution a menacé de bloquer la voie maritime stratégique.
Alors que les combats se poursuivent, les bilans humains s’alourdissent de part et d’autre, et les craintes d’un embrasement régional généralisé grandissent.
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