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En Haïti, les habitants des Gonaïves s’organisent pour pallier l’absence de l’État

today2026-02-17

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Dans cette ville du département de l’Artibonite, les infrastructures publiques sont laissées à l’abandon. Pour tenter d’enrayer leur dégradation, les associations, soutenues par la diaspora prennent en charge les travaux.

La Patrie en danger, une organisation de citoyens des Gonaïves vivant à l’étranger, a lancé l’année dernière (2025) des travaux de réaménagement de la Place d’Armes des Gonaïves. Ce lieu revêt une importance symbolique majeure dans l’histoire nationale : c’est là que les héros de l’armée indigène ont proclamé l’indépendance d’Haïti, le 1er janvier 1804.

Plus récemment, un autre groupe de citoyens a entrepris la réhabilitation d’un terrain de football de la ville. Ce terrain est notamment utilisé durant les vacances estivales pour l’organisation de compétitions de football interquartiers, très prisées par la jeunesse locale. Ces chantiers n’ont bénéficié d’aucun support financier de la part des autorités locales. Un reportage de notre correspondant à Port-au-Prince, Ronel Paul.

 

La peur de l’embrasement nucléaire

Aux États-Unis, la presse revient sur l’expiration de New Start, le dernier traité qui encadrait les arsenaux nucléaires états-uniens et russes. C’était dans la nuit du 4 au 5 février 2026. « Le traité New Start n’était pas un remède miracle, mais il a contribué à la sécurité du monde », estime le sénateur démocrate Mark Kelly dans le Washington Post. « Si vous voulez la paix, ne perdez pas la course à l’armement nucléaire », rétorque son collègue républicain Mark Cotton dans le Wall Street Journal.

Le New York Times, de son côté, lance l’alerte : « Donald Trump risque de déclencher un incendie nucléaire ». « Plutôt que de préserver la stabilité qui règne depuis un demi-siècle, l’administration envisage de déployer plus d’armes nucléaires et, peut-être de manière plus imprudente, la reprise des essais nucléaires souterrains », écrit le quotidien. Alors, comme souvent face à la politique de Donald Trump, il en appelle au Congrès : « À une époque où les tensions s’intensifient et les traités se délitent, laisser le sort du monde entre les mains d’une seule personne, quelle qu’elle soit, est un risque qu’aucune démocratie ne devrait tolérer. »

 

Vers un abaissement de l’âge de la responsabilité pénale en Argentine

En Argentine, les députés ont voté jeudi dernier (12 février) en faveur de l’abaissement de l’âge de la responsabilité pénale. Elle passe de 16 à 14 ans. Pour Jimena Villareal, ce projet de loi est parfaitement absurde. Elle aurait pourtant toutes les raisons d’y être favorables. Il y a deux ans, le 29 février 2024, son mari a été tué par deux ados de 17 et 14 ans qui voulaient lui voler sa moto.

Mais Jimena, que Pagina12 a rencontrée, connaît la réalité des choses. Elle est psychologue, spécialisée dans l’enfance et l’adolescence. Elle a travaillé dans des quartiers populaires. Et elle en est persuadée : « Personne ne devient un meurtrier comme ça, d’un coup. C’est la conséquence d’un long processus marqué par l’abandon. Ceux qui vont aller en prison sont tous pauvres. Ils seront placés dans une institution où on les oubliera jusqu’à ce qu’ils en ressortent. »

Ce qui met aussi en colère Jimena, c’est le budget prévu pour financer les futurs centres de détention : plus de 23 milliards de pesos – l’équivalent de 14 millions d’euros. « Ce serait formidable, dit-elle, qu’ils investissent cet argent dans des lieux où ces enfants pourraient trouver de l’humanité, plutôt que dans des prisons où ils deviendront de vrais criminels. »

 

Tumbler Ridge aspire à retrouver une vie normale

Au Canada, la petite ville de Tumbler Ridge, en Colombie britannique, panse ses plaies. Cette bourgade sans histoire s’est retrouvée au cœur de l’actualité après une fusillade dans un lycée. Cinq élèves et un professeur tués par une jeune femme de 18 ans qui s’est donné la mort. C’était mardi dernier. (10 février 2026)

Aux États-Unis, ces tueries de masse sont malheureusement fréquentes. Mais de ce côté-ci de la frontière, c’est tout le contraire. Si bien que tout d’un coup, Tumbler Ridge a vu affluer des enquêteurs, des journalistes, des bénévoles d’une église évangélique… Tant de monde que les restaurants et les cafés se sont vite retrouvés débordés. Le point culminant, ç’a été vendredi, quand les politiques sont venus au chevet de la ville meurtrie. Le Premier ministre Mark Carney, le chef de l’opposition Pierre Poilievre… Le lendemain, tout le monde était parti. À part quelques reporters, dont celle du Globe and Mail  qui nous raconte comment, après le choc, Tumbler Ridge tente aujourd’hui de retrouver une vie normale.

Le célébrissime carnaval de Rio commence ce lundi (16 février 2026) au Brésil. Une semaine de fêtes qui, chaque année, font l’objet de tentatives de récupération par le pouvoir. Des tentatives malvenues, d’autant que le carnaval est lui aussi un reflet des appétits commerciaux et des inégalités très fortes qui fracturent le Brésil. Un reportage de notre correspondante à Rio de Janeiro, Sarah Cozzolino.

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