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En tant que responsable d’organisation, défenseur et éducateur aux droits humains, il est légitime de s’interroger sur le choix du juge Jean Wilner Morin comme nouveau Protecteur du Citoyen au sein de l’Office de Protection du Citoyen (OPC). Pourquoi avoir préféré un magistrat à une personnalité reconnue et crédible issue du secteur des droits humains ?
Il est important de préciser qu’il ne s’agit pas ici de remettre en question la compétence, l’intégrité ou la crédibilité du juge Morin. Ce dernier, en tant que juge d’instruction expérimenté dans le système judiciaire haïtien, possède des qualités indéniables. Toutefois, les pratiques et responsabilités d’un magistrat diffèrent fondamentalement de celles liées à la promotion et à la défense des droits humains.
Le Protecteur du Citoyen a pour mission de plaider en faveur des droits humains, de renforcer les liens entre l’État et les citoyens, de dénoncer les dérives et les violations des droits fondamentaux, et de recadrer les politiques publiques pour les aligner avec les engagements de l’État en matière de droits humains. Cette fonction exige une expertise spécifique dans la défense des droits des citoyens face aux services publics, ainsi qu’un engagement clair envers l’amélioration et l’intégrité de ces services.
Or, le juge Morin a exercé des fonctions axées sur l’instruction, la poursuite judiciaire et l’application des lois, des rôles bien différents de ceux liés à la promotion et à la protection des droits humains. Cette nomination semble ainsi méconnaître la spécificité des compétences nécessaires pour diriger une institution aussi stratégique que l’OPC.
Ce choix est perçu comme un manque de respect envers les personnalités et organisations crédibles du secteur des droits humains, qui militent depuis des années pour que l’OPC redevienne une institution phare dans la promotion des droits fondamentaux. C’est aussi une gifle pour tous ceux qui œuvrent à la construction d’un État plus juste et respectueux des droits de ses citoyens.
De plus, cette nomination précipitée, apparemment prise unilatéralement par le Conseil Présidentiel de Transition (CPT), laisse planer de nombreuses zones d’ombre. On peut s’interroger sur les motivations réelles de cette décision et sur l’absence de consultation des acteurs clés du secteur.
L’OPC, en tant qu’institution nationale de promotion et de protection des droits humains, a pour mission de veiller au respect par l’État de ses engagements en la matière. Cette mission cruciale exige que sa direction soit assurée par une personnalité issue du secteur des droits humains, maîtrisant les pratiques et les techniques nécessaires pour traiter les violations systématiques des droits fondamentaux.
Il est impératif de questionner la vision et les priorités du CPT en matière de gouvernance et de droits humains. L’OPC mérite d’être dirigé par une personne ayant une expertise avérée et un engagement sans faille envers la défense des droits humains, afin de garantir que cette institution puisse remplir son rôle avec efficacité et crédibilité.
Vive une Haïti juste et équitable !
Vive le respect des droits humains !
Me Louimann MACEUS, Av.
Secrétaire Général ECCREDHH
Défenseur et éducateur aux droits humains
Contact :
Ethnojuriste@gmail.com
509-3620-3405
The post Pourquoi le juge Jean Wilner Morin à la tête de l’OPC au lieu d’un membre du secteur des droits humains ? first appeared on Rezo Nòdwès.

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