Le Cap-Haïtien a accueilli, jeudi 27 août 2026, deux groupes totalisant 161 ressortissants haïtiens rapatriés des Bahamas et des États-Unis. Les deux opérations, intervenues à quelques heures d’intervalle à l’Aéroport international du Cap-Haïtien, ont concerné 104 personnes en provenance des Bahamas et 57 autres expulsées du territoire américain.
Les 104 compatriotes arrivés des Bahamas ont été les premiers à être accueillis. Plusieurs d’entre eux ont affirmé avoir subi des brutalités lors de leur arrestation. Selon les témoignages recueillis à leur arrivée, une grande partie aurait été interpellée directement à son domicile avant d’être placée en détention puis rapatriée en Haïti.
Un second groupe de 57 Haïtiens, composé de 51 hommes et de six femmes, est ensuite arrivé des États-Unis à bord d’un vol charter de la compagnie Global X. L’opération a été menée dans le cadre des procédures d’expulsion des autorités américaines.
Kerlande Desauguste, responsable de l’Office national de la migration (ONM), a fait état de situations migratoires diverses parmi les personnes renvoyées des États-Unis. Certaines avaient bénéficié du Temporary Protected Status (TPS), d’autres du programme humanitaire « Parole », instauré sous l’administration Biden, tandis que plusieurs avaient entrepris des démarches d’asile ou étaient engagées dans d’autres procédures migratoires.
La présence d’enfants nés aux États-Unis et au Brésil parmi les familles expulsées a suscité de vives réactions à l’arrivée. Des parents, visiblement en colère et agités, ont contesté les circonstances de leur renvoi en Haïti avec des enfants nés à l’étranger. Parmi ces derniers se trouvait notamment un bébé d’un an né aux États-Unis.
Un rapatrié originaire de Carrefour, dans le département de l’Ouest, a pour sa part indiqué avoir vécu à l’étranger pendant une dizaine d’années. Installé dans l’Indiana, il affirme avoir été arrêté le 10 juin alors que sa demande d’asile était toujours en cours. Il dit avoir ensuite été placé sous la responsabilité des services américains de l’immigration avant son expulsion.
L’homme a également critiqué ses conditions de détention et la qualité des repas qui lui étaient servis. Son retour forcé en Haïti, explique-t-il, est d’autant plus difficile qu’il espérait revenir un jour dans son pays volontairement, pour retrouver ses proches, plutôt que dans le cadre d’une expulsion.
Avec les 104 rapatriés des Bahamas et les 57 expulsés des États-Unis, 161 Haïtiens ont ainsi été reçus au Cap-Haïtien au cours de cette seule journée du 27 août.
Tweet HAÏTI | OEA — « Pour pouvoir organiser des élections, il faut créer des conditions de sécurité », affirme Alberto Föhrig sur CNN en Español WASHINGTON, 27 août 2026 — Le représentant spécial du secrétaire général de l’Organisation des États américains (OEA) pour Haïti, Alberto Föhrig, a affirmé sur […]
Tweet PORT-AU-PRINCE, 27 août 2026 — Quatre jours après le massacre de Kenscoff, plusieurs familles affirment être désormais contactées par des ravisseurs réclamant de fortes rançons pour libérer leurs proches enlevés lors de l’attaque. D’autres parents demeurent sans aucune nouvelle des personnes emmenées par les groupes armés. Une vingtaine de […]
For every Show page the timetable is auomatically generated from the schedule, and you can set automatic carousels of Podcasts, Articles and Charts by simply choosing a category. Curabitur id lacus felis. Sed justo mauris, auctor eget tellus nec, pellentesque varius mauris. Sed eu congue nulla, et tincidunt justo. Aliquam semper faucibus odio id varius. Suspendisse varius laoreet sodales.