Auditeurs:
Meilleurs auditeurs :
play_arrowRADIO DROMAGE

La conférence d’adieu de l’ambassadeur Henry Wooster n’avait rien d’un feu d’artifice diplomatique. Elle ressemblait plutôt à un vieux phare dont la lumière balaie lentement la côte sans jamais désigner le navire qui s’échouera. Le diplomate américain a laissé chacun reconnaître les récifs. Sur Michel Martelly, il a choisi le langage du droit plutôt que celui du jugement. Sur les armes, il a préféré l’humilité des faits aux promesses impossibles. Puis, presque discrètement, il a rappelé la pierre angulaire de toute démocratie : une loi n’existe que parce qu’elle s’impose à tous. C’est là que le miroir se retourne vers Haïti. Comment bâtir une maison électorale lorsque les fondations sont contestées ? Comment demander au peuple de croire aux institutions quand la Constitution devient un document que l’on consulte ou que l’on écarte selon les circonstances ?
Cette intervention laisse une image singulière : celle d’un jardinier qui arrose son propre arbre tout en observant celui du voisin perdre ses racines. Henry Wooster n’a jamais demandé aux Haïtiens de copier le modèle américain ; il a simplement décrit un système où les institutions survivent parce que personne ne peut se placer au-dessus de la règle. Cette évocation suffit pourtant à soulever une interrogation. Pourquoi un décret peut-il prétendre corriger ce que la Constitution interdit ? Pourquoi vouloir conduire le pays vers des élections alors que le registre électoral demeure contesté, que des centaines de milliers de doublons continuent d’alimenter le débat et que des zones entières du territoire restent soumis à la violence et que les 26 caïds font encore leurs lois ? Les réponses n’appartiennent ni à Washington ni aux diplomates de passage. Elles appartiennent aux dirigeants haïtiens, qui devront un jour expliquer pourquoi ils ont préféré déplacer les bornes du chemin plutôt que de remettre la route en état.
cba
The post Minute de la rédaction: Le miroir de Wooster : la loi ne négocie pas avec les circonstances first appeared on Rezo Nòdwès.
Tweet Selon le calendrier du CEP Uder Antoine–Jacques Desrosiers, Alix Fils-Aimé planifie son maintien au pouvoir au-delà du 7 février 2027, après un scrutin à deux tours organisé sous l’égide de deux Constitutions. PORT-AU-PRINCE, 23 juillet 2026 (Rezo Nòdwès) — Le calendrier électoral du Conseil électoral provisoire ressemble moins à […]

For every Show page the timetable is auomatically generated from the schedule, and you can set automatic carousels of Podcasts, Articles and Charts by simply choosing a category. Curabitur id lacus felis. Sed justo mauris, auctor eget tellus nec, pellentesque varius mauris. Sed eu congue nulla, et tincidunt justo. Aliquam semper faucibus odio id varius. Suspendisse varius laoreet sodales.
close1
play_arrowK-Dans
2
play_arrowDjakout #1
3
play_arrowKlass