Le directeur exécutif du RNDDH affirme que le seul véhicule blindé de la PNH affecté à la zone avait été retiré une semaine avant l’offensive des gangs, malgré des menaces diffusées sur les réseaux sociaux.
Au moment de l’attaque menée par des gangs armés contre la commune de Kenscoff, dans la nuit du dimanche 23 au lundi 24 août 2026, aucun véhicule blindé de la Police nationale d’Haïti (PNH) ne se trouvait dans la commune, selon Pierre Espérance, directeur exécutif du Réseau national de défense des droits humains (RNDDH). Il intervenait ce mercredi 26 août à la matinale de Magik9.
Selon Pierre Espérance, l’unique véhicule blindé dont disposait la PNH dans la zone, qui assurait des patrouilles aux environs du sous-commissariat, avait été retiré environ une semaine avant l’attaque.
« Les autorités ont leur responsabilité dans ce qui se passe », a déclaré M. Espérance, estimant que les autorités avaient été alertées des risques d’une attaque contre le centre-ville de Kenscoff. Il a notamment fait référence à des menaces diffusées sur les réseaux sociaux par des membres de gangs, faisant état de leur intention de s’en prendre à la commune.
Le responsable du RNDDH a également affirmé que les seuls véhicules blindés qu’il avait identifiés à Kenscoff au moment des événements étaient affectés à la sécurité personnelle de certains membres du gouvernement.
Ces déclarations soulèvent des interrogations sur le dispositif de sécurité qui était en place dans la commune au moment de l’offensive et sur les dispositions prises à la suite des menaces signalées avant l’attaque.
Kenscoff a été le théâtre d’une nouvelle offensive de gangs armés dans la nuit du 23 au 24 août. Selon le bilan communiqué par les Nations unies, 47 personnes ont été tuées dans différentes localités de la commune. Plusieurs habitants ont également été contraints de quitter leurs maisons pour échapper aux violences.
Les assaillants ont progressé dans plusieurs secteurs, notamment Nan Madeleine, Caille Boucan et d’autres zones de Kenscoff, avant d’atteindre les environs du commissariat, selon les informations recueillies.
Des maisons et des édifices religieux auraient également été incendiés au cours de l’offensive, selon des sources locales.
L’attaque a provoqué d’importants déplacements de population et relancé les interrogations sur les moyens dont disposent les forces de sécurité pour protéger cette commune des hauteurs de la région métropolitaine de Port-au-Prince.
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