« Pays de peau vive »
Tweet par Elensky Fragelus j’écris avec la languequ’on m’a laissée après l’incendie.elle brûle encore.elle danse aussi. dans les rues fendillées de Port-au-Princele béton connaît le goût du sang,mais regarde —même les gravats savent pousser des fleurs. on m’appelle poètemais je suis surtout un tambour,je bats dans la poitrine du peuplequand la nuit tombe trop tôt. ici, on sait que le soleilest un vieil oncle fatiguéqui revient chaque matinmalgré la gueule des ténèbres. les morts, on les porte dans la voix.les […]
