… vacarme du silence
Tweet Les immeubles hurlent sans bouche,des fenêtres éclairées comme des yeux sans sommeil.Elle marche,seule,dans un fleuve d’humains pressésqui ne voient jamais les noyés. Le béton suinte la mémoire des pas,des milliers de pas,aucun ne revient. Elle parle au vent —c’est lui qui répond, parfois,avec un vieux ticket de métro collé à ma chaussureou un sachet plastique dansant sa dernière valse. La ville s’effondre chaque nuit,mais renaît chaque matincomme un mensonge bien huilé. Personne ne l’attend.Personne ne l’écoute.Et pourtant, elle crie […]
