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Costa Rica : mobilisation pour l’indépendance de justice

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Ce lundi (14 septembre 2026), les Costaricains célébraient leur fête de l’indépendance. L’évènement a été marqué par les divisions politiques entre le gouvernement, lancé dans une bataille contre le pouvoir judiciaire, et l’opposition, qui craint une dérive autoritaire comme celle observée au Salvador.

À Cartago, berceau de l’indépendance du Costa Rica (à une vingtaine de kilomètres de la capitale), deux fêtes de l’indépendance ont eu lieu en parallèle. D’un côté, les célébrations officielles, auxquelles participaient le gouvernement et la présidente Laura Fernandez, au pouvoir depuis mai 2026. Sur scène, la dirigeante conservatrice a une nouvelle fois attaqué le pouvoir judiciaire, qu’elle accuse de freiner la lutte contre l’insécurité. « Je veux lancer un appel au pouvoir judiciaire ce soir. […] Je ne permettrai pas qu’ils fassent retomber la faute sur mon gouvernement, pour des erreurs qu’ils ont commises et que le peuple costaricain paye de son sang », a-t-elle lancé à la foule.

 

Crainte de dérive autoritaire

Mis à l’écart des cérémonies officielles, interdits d’entrer sur la place principale s’ils portaient des pancartes contestataires, des opposants ont manifesté sous haute surveillance policière dans les rues adjacentes. Certains ont dénoncé un gouvernement « corrompu ». Ils craignent une dérive autoritaire inspirée du modèle du Salvador de Nayib Bukele.

 

« Nettoyer » le pouvoir judiciaire

Élue en mai 2026 sur la promesse de combattre la criminalité, dans un pays où le taux d’homicide a fortement augmenté depuis 2019, Laura Fernandez reprend le discours de son prédécesseur Rodrigo Chaves, devenu ministre des Finances. Peu avant son départ, celui-ci affirmait : « Le plus bel hommage que vous pouvez rendre à la patrie, c’est de nettoyer les institutions de ce pays. Et celle qui reste à nettoyer, c’est le pouvoir judiciaire. »

Le gouvernement veut réduire les prérogatives et le budget de la justice, ainsi que modifier les règles de nomination de certains magistrats (afin qu’ils soient nommés par l’assemblée, majoritairement acquise au parti de Laura Fernandez et de Rodrigo Chaves). L’opposition et la rapporteure spéciale de l’ONU pour l’indépendance des juges y voient une menace pour la séparation des pouvoirs.

 

Insécurité en Haïti : la Caricom appelle la Communauté internationale à tenir ses engagements

La Communauté des Caraïbes appelle les pays qui s’étaient engagés à soutenir et participer à la Force de répression des gangs (FRG) à respecter leurs engagements, rapporte Gotson Pierre, éditeur de l’agence Alterpresse. Avant les élections présidentielle et législatives, dont le premier tour a été fixé au 13 décembre 2026, la Caricom estime que la FRG doit avoir le plus de moyens possibles pour contribuer à rétablir la sécurité dans le pays. Dans son rendez-vous hebdomadaire avec RFI, le journaliste haïtien évoque aussi les conditions d’expulsion des Haïtiens renvoyés des États-Unis ces dernières semaines. La fréquence des vols a augmenté depuis la révocation du Statut de protection temporaire (TPS) pour les Haïtiens aux États-Unis fin juillet. Enfin, Alterpresse rend hommage à Willard Vancol, figure emblématique du milieu associatif et des radios communautaires en Haïti. Il a été retrouvé mort, près de trois semaines après son enlèvement à Ti Boukan, dans la commune de Gressier, au sud de la capitale, Port-au-Prince.

Chili : quand des bateaux chinois font pression pour pêcher dans les eaux territoriales

La marine nationale chilienne surveille une importante flotte de bateaux chinois située au large de ses côtes, dans les eaux internationales. Ces embarcations pêchent l’encornet géant, un calamar de couleur rougeâtre. Cette espèce, abondante dans cette partie du Pacifique sud, est consommée notamment en Asie et en Europe. La présence de cette grande flotte chinoise face au nord du Chili est récente – elle remonte à l’année dernière (2025) – et elle inquiète les pêcheurs locaux chiliens. Dossier de la correspondante de RFI au Chili, Naïla Derroisné.

 

Dans le journal d’Outre-mer La 1ère

Onze ans après avoir lancé le Sargator 1, navire ramasseur d’algues sargasses, la société guadeloupéenne de métallurgie STMI a démarré la construction du Sargator numéro 4.

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