L’économie mondiale reste secouée par les annonces de Donald Trump. Une guerre commerciale qui a provoqué une dégringolade des indices mondiaux, toujours en baisse en Europe, en Asie ou à Sydney. Comme beaucoup de pays, Haïti devrait voir ses droits de douane augmenter de 10%, ce qui serait une catastrophe pour ce petit pays.
Si le secteur de la sous-traitance textile, jusqu’ici protégé par des lois américaines exonérant les entreprises de taxes, est concerné, cela pourrait être dramatique, comme l’explique Enomy Germain, économiste haïtien. Ce sont 30.000 emplois qui sont en jeu, précise-t-il. Le secteur agricole et la petite industrie pourraient aussi être fortement touchés, s’inquiète Enomy Germain.
Ayibopost s’intéresse à un conflit foncier aggravé par la circulation des armes à feu
Comme chaque mois, nous sommes en ligne avec nos confrères du site Ayibopost. Nous évoquons aujourd’hui avec Jérôme Wendy Norestyl son article «Les armes de guerre aggravent un conflit foncier à Montrouis». Depuis plus de 30 ans, des paysans se disputent des terres. Ce conflit a déjà fait de nombreux morts lors d’attaques à l’arme blanche essentiellement. Mais avec le développement des gangs et d’un marché illégal des armes à feu, il prend un tour différent, explique le journaliste haïtien.
D’autres régions d’Haïti sont également touchées, poursuit Jérôme Wendy Norestyl qui souligne l’absence de l’État à chaque fois. «Ces problèmes de délimitation, de cadastres ne sont pratiquement pas suivis par les autorités».
Une amende record pour Elon Musk ?
Selon le New York Times, la Commission européenne compterait infliger une amende record à X, le réseau social propriété d’Elon Musk. Plus d’un milliard de dollars, à régler cet été. À moins que la plateforme n’accepte de changer ses méthodes. X est accusé de ne pas suffisamment lutter contre les contenus illégaux et la désinformation. L’idée est de «faire un exemple» pour inciter les autres Gafam à se plier aux règles européennes de modération, estime le New York Times.
Le Costa Rica veut devenir un champion de l’IA
Le Costa Rica est l’un des rares États d’Amérique latine à avoir mis en place une stratégie nationale en matière d’intelligence artificielle. Un projet porté notamment par la ministre de la Science, de l’Innovation, de la Technologie et des Télécommunications, Paula Bogantes, qu’Achim Lippold a rencontrée. Le Costa Rica veut avant tout moderniser ses services publics. «Le défi, c’est de rendre l’État plus efficace dans l’utilisation de ses ressources, c’est-à-dire les impôts des citoyens. Comment faire en sorte qu’un fonctionnaire ne passe pas des heures à traiter une demande de permis de conduire ? Que les médecins passent moins de temps à rédiger des rapports administratifs sur ordinateur et plus de temps à soigner leurs patients ? Nous devons utiliser l’intelligence artificielle pour numériser notre administration publique et faire en sorte que les services publics soient plus proches des citoyens», explique Paula Bogantes. Et pour cela, il faut inclure l’espagnol dans le développement de l’IA et des chatbots car aujourd’hui, ces outils s’appuient principalement sur des sources en anglais, souligne la ministre.
En Argentine, Javier Milei ne parvient à imposer ses choix à la Cour suprême
Hier (3 avril 2025), le Sénat a refusé à une large majorité de nommer les deux magistrats désignés par le président ultralibéral pour siéger à la Cour suprême. «C’est l’une des défaites législatives les plus retentissantes» enregistrées par Javier Milei depuis qu’il a pris le pouvoir il y a 16 mois, juge La Nacion. Un échec d’autant plus cuisant si l’on prend en compte «les efforts, les pressions et autres actions moins nobles» menées par le pouvoir pour tenter de faire plier le Sénat, insiste le journal. Javier Milei a réussi l’exploit de faire voter ensemble des partis politiques qui sont rarement d’accord entre eux, ironise encore La Nacion. Des partis qui ont surtout rejeté la méthode employée par le président, explique Pagina 12 : en février 2025, Javier Milei a nommé ces deux juges par décret. L’un d’entre eux a même prêté serment et siège actuellement à la Cour suprême. Selon Clarin, ce dernier devrait consulter les autres membres de la Cour suprême pour savoir s’il doit rester ou partir.
Au Chili, Isabel Allende, la fille de l’ancien président, va perdre son poste de sénatrice
C’est la fin d’une carrière parlementaire de plus de 30 ans, souligne La Tercera. Et c’est aussi la première fois de l’histoire du Chili que le Tribunal constitutionnel destitue un membre du Congrès, insiste El Observador. La fille de Salvador Allende, 80 ans, a violé la Constitution, explique El Mostrador. En cause : la vente ratée de la maison de son père. À la fin de l’année dernière, l’État a cherché à l’acquérir pour en faire un musée. Problème : au Chili, les parlementaires n’ont pas le droit de passer des contrats avec l’État tant qu’ils sont en poste. Tout le monde a fait marche arrière. Mais trop tard, la droite et l’extrême droite se sont emparées du dossier et ont saisi la justice. Une petite-fille de Salvador Allende, copropriétaire de la maison, a, elle aussi, perdu son poste de ministre de la Défense. Une autre ministre a également été remerciée. Au-delà d’Isabel Allende, cette affaire éclabousse la gauche. «Le Parti socialiste et toute la gauche chilienne sont frappés en plein cœur (…) Le président Gabriel Boric pourrait lui aussi être affecté,» écrit El Mostrador qui rappelle que le chef d’État a reconnu que c’est lui qui avait eu l’idée de racheter la maison de Salvador Allende, lui qui en a parlé à sa fille. Et cela suscite l’indignation dans les rangs socialistes, rapporte La Tercera. «C’est le président qui a commis une erreur et c’est une sénatrice emblématique du PS qui en paye le prix».